Les héritages culturels régionaux via les formes artistiques

Les héritages culturels régionaux via les formes artistiques

Trois séminaires ont eu lieu depuis la mise en place d'IPM sur le thème générique : "L’artiste dans le champ des patrimoines et des parcours migratoires". Le 4ème porte sur le thème "Mémoires et Transformation Urbaine" (11.02.11).

Séminaire 2011

MODERATEURS & INTERVENANTS


:: L E S  M O D E R A T E U R S ::

9h30 > 12h15 : CONSTRUIRE LA VILLE EN INTERROGEANT SES MEMOIRES : REGARDS CROISES DE L'ARTISTE, DE L'AMENAGEUR

MOHAMMED OUADDANE diplômé en anthropologie sociale et en sciences sociales et documentaires. Chercheur, formateur, intervenant et chargé de mission depuis une vingtaine d’années sur les questions des migrations et des relations interculturelles, de lutte contre les discriminations et d’histoire et de mémoire sociale et culturelle.
Responsable de Trajectoires. Coordinateur du Réseau Mémoires-Histoires en Ile-de-France

L’association Trajectoires est née en 1998, sous l’impulsion de personnes partageant un même intérêt pour les thèmes des quartiers populaires et des migrations, souhaitant participer à des projets de sauvegarde et de transmission de la mémoire et mener des recherches historiques dans un souci d’analyse critique du passé et du présent. Trajectoires s’implique à différents niveaux, en tant qu’initiateur et porteur de projets ou en tant que partenaire, tout en diversifiant les modalités d’action en fonction des contextes.
La mémoire rassemble les souvenirs personnels, des familles ou des collectifs. Elle provient également de dynamiques sociales plus larges qui tentent de préserver les traces d’un passé parfois oublié pour les inscrire dans l’espace public : point d’ancrage d’identités communes, moteur de participation locale, références pouvant guider les mobilisations d’aujourd’hui.
La mémoire ainsi reconstituée et mise en mouvement devient une des ressources symboliques et militantes sur lesquelles s’appuie le développement démocratique.
La mémoire étant indissociable de l’espace, Trajectoires a préféré dans un premier temps se consacrer à quelques territoires de l’Est parisien, notamment le quartier de Belleville-Ménilmontant. L’association a ensuite participé à plusieurs actions mémorielles en Île-de-France (Saint-Ouen, les Courtillières à Pantin, Garges-les-Gonesse…) tout en s’ouvrant progressivement sur le territoire national.
Association loi 1901, Trajectoires est ouverte à toutes celles et ceux qui sont intéressés par la transmission de la mémoire et de l’histoire, la préservation du patrimoine, l’action culturelle. Elle fonctionne par pôles thématiques et par projets construits à partir des demandes qui lui sont formulées ou en fonction de ses intérêts propres. Chaque pôle mobilise des connaissances et des savoir-faire qui s’inscrivent dans une démarche transversale.
http://www.trajectoires-memoires.com

Réseau Mémoires - Histoires en Île-de-France
L’association «Réseau Mémoires-Histoires en Ile-de-France» (créé le 22 mars 2010) a pour objet de promouvoir des actions menées par ses membres et des initiatives associatives et citoyennes dans les domaines des questions urbaines et des quartiers populaires, des migrations, du monde du travail et du monde ouvrier en Ile-de-France, en articulant l’approche mémorielle et historique.
Ces actions s’inscrivent dans une dynamique collective et globale des droits de l’homme et du citoyen et de lutte contre les préjugés, les stéréotypes, et toutes les formes de lutte contre les discriminations et les inégalités.
Ce réseau est une structure d’appui et de coordination volontaire des associations, unions, fédérations et mouvements régionaux et nationaux œuvrant dans le champ de la mémoire et de l’histoire sociale et culturelle en Ile-de-France.
Les membres adhérents à la « charte » du réseau participent activement aux actions collectives du réseau. Ils se donnent comme moyens : l’information réciproque, la concertation, la réflexion, la coopération, l’expression et l’action communes au niveau régional. Le réseau agit en coordination et coopération au plan local, national, européen et international. L’activité de l’association est indépendante des groupements politiques, philosophiques et confessionnels.


14h > 16h : L'HABITANT AU CŒUR DE LA TRANSFORMATION URBAINE : MYTHE OU REALITE ?

MANUEL DIAS, Président fondateur du RAHMI depuis 2007. Chargé de cours à l'Université Victor Segalen Bordeaux 2 - Sciences de l'éducation depuis 2003. Ancien directeur du Fasild/Acsé (Aquitaine/Poitou-Charentes de 1986 à 1996, Midi-Pyrénées de 1997 à 1998, Aquitaine de 1998 à 2006).

Le Rahmi (Réseau Aquitain sur l’Histoire et la Mémoire de l’Immigration) travaille à l’échelle régionale sur la place de l’histoire de l’immigration dans l’histoire de France et réfléchit sur les moyens d’assumer cette histoire partagée. Il milite pour que l’histoire de l’immigration entre réellement dans les manuels éducatifs (pas seulement à travers un ou deux encadrés) et pour que des travaux universitaires approfondissent notre connaissance de cette histoire. Le champ de réflexion du Rahmi ne se limite pas à l’immigration post-coloniale mais prend en compte l’ensemble des immigrations.

L'intervention de Manuel Dias, en tant que modérateur de la 2ème table-ronde du séminaire IPM de Manuel Dias s'articulera comme suit :
1 – Présentation du Rahmi
2 – Poser le cadre de la table ronde
L’enjeu et la participation des habitants dans la rénovation urbaine et sociale de leur quartier
3 – Le rôle déterminant des associations de proximité sur les questions sociales et culturelles des quartiers populaires relevant de la politique de la ville
4 – Les quartiers relevant de la politique de la ville sont révélateurs de l’insuffisance des dispositifs de droit commun des services publics de qualité dans ces territoires
5 – Les quartiers urbains de nos villes sont aujourd’hui le miroir vivant de la France du XXIe siècle et du métissage culturel


16h > 18h : LE LIEU CULTUREL COMME UN DES ACTEURS DE LA TRANSFORMATION URBAINE

ERIC CHEVANCE
Eric Chevance est directeur du TNT – Manufacture de chaussures, espace de création et d’expérimentation artistique et culturelle indépendant à Bordeaux, qu’il a co-fondé 1997. Issu du mouvement des MJC et de l’éducation populaire, il a successivement occupé les fonctions de directeur du Centre Culturel de Tonneins (47), directeur du Théâtre Municipal d’Agen (47) et secrétaire général du Centre Dramatique National Bordeaux-Aquitaine (33).
http://www.letnt.com

En tant que membre fondateur de l’association Autre(s)pARTs, il participe à une réflexion en profondeur sur les rapports art/territoire/société et participe à la production de textes dans ce domaine. Il est actuellement délégué général de l’association Artfactories / Autre(s)pARTs, et à ce titre, contribue au développement de projets relevant des Nouveaux Territoires de l’Art.
http://www.artfactories.net
Télécharger une présentation de l’association Autre(s)pARTs

Il est chargé de cours sur le théâtre à l’IUT Michel de Montaigne – Bordeaux 3 (formation COMEDIA), et sur le droit et l’économie du spectacle vivant en L3 Arts du Spectacle, à l’Université Michel de Montaigne - Bordeaux 3, ainsi qu’en Master Droit et Administration de Etablissements Culturels à l’Université Montesquieu – Bordeaux IV.

De façon bénévole, il est président de l’association Bruit du Frigo, hybride entre bureau d’étude urbain, collectif de création et structure d’éducation populaire, qui se consacre à l’étude et l’action sur la ville et le territoire habité, à travers des démarches participatives, artistiques et culturelles.
http://www.bruitdufrigo.com

TNT – Manufacture de chaussures
Installé dans une friche industrielle des années trente, ancienne manufacture de chaussures, le TNT est un lieu de création et de diffusion artistique indépendant, qui a ouvert ses portes en 1998. A l’origine entièrement dévolu au théâtre, son projet artistique s’est progressivement ouvert à d’autres disciplines telles que la danse, la musique, les arts visuels, la performance.
Il affirme peu à peu sa singularité dans le paysage bordelais en proposant des formes nouvelles, des esthétiques inédites et des spectacles questionnant les codes traditionnels de la représentation, de la relation au public et du langage, grâce à des espaces entièrement modulables.
Aujourd’hui, sa programmation propose des spectacles à la charnière entre les arts visuels et les arts vivants, sans qu’il ne soit plus vraiment possible de dire si l’on assiste à un spectacle, une performance, une installation, un concert, du théâtre… Comme les artistes d’aujourd’hui, le TNT se joue, sans ironie et avec plaisir, des catégorisations…
Il aborde d’autre part l’Europe comme une cour de récréation en soutenant des projets de résidences qui questionnent la notion d’ « Européanité » (« J’habite où ? » d’Andréas Liebmann) ou la mobilité des artistes (sic « Feedback – AR Bordeaux-Kosice » de Marta Jonville).
Le TNT développe depuis plusieurs années des partenariats avec les institutions d’enseignements artistiques pour favoriser la professionnalisation des artistes (Ecole des Beaux-Arts, Université, etc.), ainsi qu’avec des établissements scolaires et des structures sociales locales pour aider au développement d’un regard individuel critique.
Par ailleurs, il engage avec l’OARA et Jean Michel Lucas un cycle de réflexion sur l’économie solidaire rapportée au secteur artistique et culturel. Un chantier important et concerté qui n’est qu’une manière de plus de s’engager politiquement dans le soutien à la production artistique et à son accès par un public diversifié.
Conscient de l’importance de développer des relations ouvertes à différents niveaux géographiques, le TNT est membre du réseau européen Trans Europe Halles, de l’association Artfactories/Autre(s)pARTs et du réseau girondin Mélanges.



:: L E S  I N T E R V E N A N T S :: 

9h30 > 12h15 : CONSTRUIRE LA VILLE EN INTERROGEANT SES MEMOIRES : REGARDS CROISES DE L'ARTISTE, DE L'AMENAGEUR

KHALDUN BSHARA (Riwaq)
Architecte et designer, il dirige le département de conservation de Riwaq (Centre palestinien pour la protection de l’architecture traditionnelle - Ramallah) depuis 1994.
Il a été représentant de l'autorité palestinienne pour Euromed Heritage tels que CORPUS (L'architecture méditerranéenne traditionnelle) 1998-2001 ; MEDINA (Méditerranéen par Internet Access) 2002-2006 et REHABIMED (La réhabilitation de l'architecture méditerranéenne) 2005-2007.
Le programme Euromed Heritage contribue à l’entente mutuelle et au dialogue entre les cultures Méditerranéennes à travers la valorisation du patrimoine culturel. Aux peuples de cette région, Euromed Heritage 4 (2008-2012) offre de nouvelles opportunités pour approfondir leur connaissance et pour développer un sentiment d’«appropriation» de leur extraordinaire patrimoine culturel.
Le Riwaq participe à MUTUAL HERITAGE "De l'intégration historique à la participation contemporaine active", l'un des douze projets primés dans la 4ème phase de l'Euromed Héritage.


NATACHA CYRULNIK (La Compagnie des Embruns) et PIERRE DE RIBEROLLES (GIP - Nouvelle Seyne)
Réalisatrice, Natacha Cyrulnik travaille depuis 20 ans dans le Théâtre et l’Audiovisuel.
Après de longues études (un 3e cycle en Production Audiovisuelle (90) et un 3e cycle en Architecture spécialisée en Scénographie (91)), elle a été comédienne, monteuse, productrice et surtout scénographe (décors, costumes, aménagements de salles, et créations d’évènements). Elle a obtenu le «Trophée Louis Jouvet», invention technique dans le monde du spectacle, avec sa «Boîte à décors» (Siel-Paris-Février 98). Elle a écrit une thèse "Représenter le monde et agir avec lui" soutenue en 2008, à propos de son travail de documentariste, plus particulièrement celui avec les jeunes de la cité Berthe de La Seyne-sur-mer. Elle a notamment obtenu le prix du festival de documentaire d'action sociale de l'IRTS à Nancy en Février 2010.
Le principal de son activité est donc la réalisation de documentaire.
Dans son travail audiovisuel, sa principale préoccupation est la rencontre humaine.
Ainsi, elle fait un travail de sensibilisation audiovisuelle avec les jeunes de la cité Berthe de La Seyne-sur-mer depuis 10 ans (soutenu par la DRAC PACA pour des réalisations dans le cadre de l’opération «Passeurs d’images» et le CUCS).
Elle donne depuis neuf ans des cours de cinéma à l’université de Toulon ou à l'université de Nice, et a écrit une thèse «Représenter le monde et agir avec lui, à propos du documentaire de création».
Elle est partie à la rencontre des personnes du grand âge pour faire le film «L’enfant revient quand on vieillit» 26’, 2001, projeté dans le cadre de la dernière création théâtrale de la Compagnie La Lucarne.
Elle a fait un film sur les jeunes et l’amour «Quand Alex, Charles, Lesly et les autres...aiment», 26’, 2002, qui a été diffusé à l’initiative du Conseil Général du Var sur l’ensemble du département en 2002, sur l’ensemble de la France par la ministère de l’Agriculture, au parc de la villette en 2007 dans le cadre de l’exposition «L’amour, comment ça va?», et à l'Alhambra Cinémarseille pour échanger sur le thème de l'amour avec les jeunes des centres sociaux environnants.
Puis, elle a réalisé «Une ville...le monde...», 30’, 2003, où les habitants de la ville d’Hyères racontent le monde entier à travers leur mémoire et seulement avec des images d’Hyères.
Elle a réalisé un film sur les chantiers navals de La Seyne-sur-mer, «La Navale vivra ... autrement!», 51’, 2006, pour tenter de répondre à la question: «Comment les habitants d’une ville vivent de manière intime un bouleversement urbains tel que la fermeture des chantiers?».
Elle a suivi pendant un an avec sa caméra une classe de primo-arrivants à Toulon , «Un autre chemin d’écoliers», 61’, 2006, pour montrer comment des jeunes de 16 ou 20 ans qui débarquent en France sans parler un mot de français, découvrent cette culture, se l’approprient et s’y projettent en même temps qu’ils s’intêgrent dans leur quartier avec leur parents.
«La revendication d’un regard», 39’, 2008, associe à la fois son travail en tant que documentariste et sa recherche audiovisuelle auprès des jeunes de la cité Berthe qu’elle a entrepris durant 10 ans.
"10 ans à la cité Berthe", 54', 2009, témoigne de l'évolution humaine, urbaine et audiovisuelle de ce travail de sensibilisation audiovisuelle. Ce film a obtenu le prix du festival de documentaire d'action sociale de l'IRTS à Nancy en février 2010. Il tourne en France actuellement.
Elle est en train de terminer un documentaire qui s'intitule "Les traces algériennes" et qui tente de comprendre à travers deux femmes, Dany et Nadia, et les personnes qui les entourent, comment on peut vivre en France en pensant à l'Algérie...
Et elle a tourné dans la foulée "Sur les traces de ma maison" (environ 30', dont le montage est aussi prévu pour décembre 2010), pour tenter de comprendre comment une femme, Dany, qui a du quitter Alger en catastrophe en 62, et sa fille, sont accueillies pour les aider à retrouver les traces de ce passé ? De son appartement, à la piscine où elle faisait des compétitions, en passant par la maison de sa grand-mère et son chemin d'écolière, des dizaines d'algériens l'aident à retrouver ses marques sur ce territoire.

Prévu fin avril 2011, son documentaire «Changement de ville, changement de vie» (environ 50’) [La Cie des Embruns - Cucs (Ville de La Seyne-sur-mer, TPM et Conseil Régional Paca) et Ministère de la Culture et de la Communication : "Identité, parcours, mémoire" - "Dynamique, espoir, banlieue" - "Passeurs d'images"] aborde les questions qui nous préoccupent lors de ce séminaire IPM : Comment les habitants de la Cité Berthe de La Seyne-sur-mer vivent les transformations urbaines de leur environnement? Comment les personnes qui travaillent à cette mutation urbaine pensent le projet? Ce film veut être au croisement de ce changement urbain et humain à la fois...

Pour cette table-ronde au séminaire IPM, Natacha Cyrulnik abordera lors de son intervention l'évolution urbaine et humaine de la Cité Berthe à La Seyne sur Mer et diffusera des extraits vidéos de films d'ateliers qu'elle a eu l'occasion de faire avec les habitants durant les dix dernières années... prétexte pour parler de l'intérêt d'un travail artistique, de la démarche, de son évolution et de son apport pour les habitants... et introduire un échange avec Pierre de Riberolles, directeur du GIP Nouvelle-Seyne, qui, en contrepoint de ce que présentera Natacha Cyrulnik, présentera le quartier Berthe avec sa création sous forme de ZUP, puis quelques opérations qui ont modifié le plan initial ; et le projet de rénovation urbaine qui aujourd'hui transforme en profondeur la trame du quartier.

http://www.lacompagniedesembruns.com


STEFAN SHANKLAND (Atelier / TRANS305)
Stefan Shankland, artiste plasticien, conçoit et réalise des projets artistiques intégrés aux processus de transformation, à l’œuvre dans des contextes industriels, des chantiers de renouvellement urbain, des sites ruraux et naturels, en France et à l'étranger.
Après des études d’arts plastiques à la Chelsea School of Art de Londres (Master en 1991) et de théorie de culture contemporaine au London Institute (Master en 1994), Stefan Shankland poursuit un travail artistique atypique qui explore le phénomène des déchets, l’industrie du traitement et du recyclage de la matière usée, et les processus de post-consommation. Durant les années 1990, il présente son travail de sculpture et d’installation multimédia en France et en Europe à l’occasion de nombreuses expositions dans des centres d’art contemporain, musées et galeries.
Sa sélection pour la Bourse d’Art Monumental d’Ivry-sur-Seine en 1997 marque le début de son engagement pour une pratique artistique dans l’espace public. Suivront de nombreux projets dans le domaine public, notamment en France et en Grande-Bretagne, où il enseigne au Chelsea College of Art and Design de la UAL (University of the Arts London).
En 2000, il réalise le projet C-bin – un projet de recherche, de productions artistiques et d’information autour des phénomènes de pollution du littoral nord ouest européen. Son implication dans les processus de transformation environnementaux, industriels et sociaux se prolongera notamment à travers une Approche plastique des déchets nucléaires – quatre années de recherche artistique et de réalisations (2002-2006) en collaboration avec un groupe de scientifiques du CEA (Commissariat à l’Energie Atomique) en charge de la gestion des déchets nucléaires et de la création d’un nouveau centre d’information public sur ce sujet sensible (le Visiatome à Marcoule).
A partir de 2002, Stefan Shankland travaille en Angleterre avec l’artiste Andew Sabin en tant que directeur artistique (lead artist) dans l’accompagnement artistique de projets de renouvellement urbain. Le projet du Horsebridge (Whitsable, Kent), qu’ils réalisent ensemble (2001-2005), sera cité à de nombreuses reprises par le Arts Council et les professionnels du genre urbain comme un projet de référence en matière d’intégration d’une approche artistique dans un chantier urbain.
Depuis 2004, il suis de près le phénomène des « Shrinking Cities », les programme IBA et autres dispositifs associant les artistes à la transformation urbaine en Allemagne. Il intervient dans les programmes artistiques intégrés aux processus de démolition et de renouvellement urbain à Berlin, Leipzig et dans la Ruhr. En 2008 il est boursier de la Villa Médicis Hors les Murs (en architecture) en Allemagne.
Stefan Shankland conduit actuellement le projet TRANS305, prototype de Démarche HQAC - Haute Qualité Artistique et Culturelle, dont il est à l’initiative. TRANS305 est un programme d’accompagnement artistique et culturel du chantier de la ZAC du Plateau à Ivry-sur-Seine, dont l’objectif est de valoriser le potentiel plastique et pédagogique d’un grand chantier urbain en proche banlieue parisienne (94). Engagé en 2007 ce projet se poursuivra jusqu’en 2013.

La démarche HQAC (Haute qualité artistique et culturelle), initiée pour la première fois sur la ville d’Ivry-sur-Seine, en proche banlieue parisienne, cherche à intégrer une dimension artistique et culturelle aux différentes phases de la fabrication d’une ville, d’un quartier ou d’un bâtiment. Ce processus touche aussi bien à la dimension matérielle de la ville en train de se faire et à sa dimension immatérielle. Par immatérielle, il faut entendre tout ce qui relève des échanges et du processus qui conduit chacun des acteurs à repenser sa manière d’aborder la ville. Il s’agit donc avec la démarche HQAC, de travailler à la fois sur les représentations et les pratiques comme sur les aspects physiques de la ville en construction.

www.stefanshankland.com
www.trans305.org


14h > 16h : L'HABITANT AU CŒUR DE LA TRANSFORMATION URBAINE : MYTHE OU REALITE ?

NOUREDDINE ABOUAKIL
Il est l'un des membres fondateurs de Centre Ville Pour Tous. Notice biographique publiée dans le livret "Petite histoire et grandes batailles" : "Il avait commencé des études d'ingénieur à l'école Mohammedia, au Maroc. Son militantisme lui vaut une note inférieure à 12, exigée pour continuer dans cet établissement. L'année suivante, il part faire des études de maths, à Nice. Cette année-là, l'école Mohammedia connaîtra une répression sans précédent, de nombreux amis de Noureddine ont disparu. Il reste en France, enseigne alors dans des collèges catholiques et assume des remplacements dans le public. Il dirige désormais au coin de la Canebière, au centre de Marseille, Inter Services Migrants, une association créée en 1984 ; elle est reconnue par les administrations, traduit à partir de vingt langues et propose également les services d'interprètes". [in Attention à la fermeture des portes, un livre de Jean-Stéphane Borha, Martine Derain et Véronique Manry - Editions Commune - p.101]

http://www.centrevillepourtous.asso.fr


GERALDINE GARNIER
Depuis quelques mois à la Coordination Générale de l’Association de préfiguration de la Cité des Arts de la Rue, il s’agit de travailler avec les 7 structures qui l’a composent à la mise en route du projet, au cœur d’un quartier contrasté entre zone d’activité et zone urbaine sensible … Afin de faire de cette implantation un projet partagé avec nos voisins, l’ApCAR souhaite mettre les chantiers de la Cité des arts de la rue au service du développement de son territoire en créant des espaces communs de rencontre et en activant des dispositifs liés à l’emploi, l’insertion, le ecadre de vie...
De 2002 à 2010, elle a été responsable du développement territorial et de la communication de la Gare Franche, équipement culturel implanté dans le quinzième arrondissement de Marseille. Il s’agissait de faire de ce lieu un morceau de la ville, un espace de vie du quartier, afin que les habitants soient au plus près de la question artistique. Par exemple, la création de jardins partagés a permis d’expérimenter le « troc » comme outil de relation publique, la création de parcelles comme outil de transformation urbaine avec la création de nouvelles voies de circulation plaçant l’équipement culturel au cœur du quartier, le cadre de vie, l’économie a travers l’autoproduction…
Dans ces deux projets, sn travail consiste à mettre la question culturelle au cœur d’un projet de société. Elle s’y applique à travers la mise en place de dispositifs et d’outils au service des opérateurs, des artistes s’appuyant sur le développement de plateformes d’acteurs économiques, sociaux, culturels, urbains et éducatifs…

Elle interviendra lors du séminaire IPM avec ZOHRA ADDA ATTOU (habitante, traiteur, activité en cours d'accompagnement, Hôte Hôtel du Nord à Plan d'Aou) ) et MARTINE DERAIN (artiste, plasticienne, éditrice de la publication Hôtel du Nord - Editions Commune).

L'objectif d'Hôtel du Nord est de réactualiser l’hospitalité qui fonde les quartiers des 15 et 16ème arrondissements de Marseille (près de 100 000 habitants - 40% de chômeurs). La coopérative "Hôtel du Nord", est la dernière étape en date, d'un processus qui, entamé en 1995, s'inscrit dans la durée et regroupe 8 communautés patrimoniales et la mairie de secteur. Le projet a pour cadre de référence la Convention européenne de patrimoine intégré, dite de Faro, qui met l'individu au centre d'un processus de développement durable. Il vise un réseau de 50 chambres pour l’accueil qui se co-construit durant 3 ans, jusqu’à 2013. Les hôtes, mais aussi les habitants, artistes, entreprises, associations accueillent et animent des balades patrimoniales, des rencontres... en particulier lors des Journées Européennes du Patrimoine. Ils se forment à l'Ecole des hôtes. Des publications, ouvrages écrits ou sonores contribuent à rendre vivant le patrimoine matériel et immatériel.

La Cité des Arts de la Rue est un territoire d’expérimentation et de développement local et international des arts de la rue qui va de la création à la formation, en passant par une chaîne de compétences, de savoir-faire et de réseaux déterminants autour de la construction, de la diffusion et de la médiation culturelle. Conçu comme un immense laboratoire scénique de 36 000 m2, avec 11 000 m2 de bâtis, La Cité des Arts de la Rue réunie les 7 structures constitutives du projet jusqu’ici implantées de façon éclatée sur 3 quartiers voisins de Marseille :
- Ateliers Sud Side (Atelier de création de constructions spectaculaires et garage moto associatif) www.sudside.org
- FAI AR (Formation Avancée Itinérante des Arts de la Rue) www.faiar.org
- Gardens (Groupement d’artistes pour la recherche et le développement des écritures nouvelles du spectacle) [ex. Théâtres acrobatiques] www.gardens-marseille.eu
- Générik Vapeur (Trafic d’acteurs et d’engins, troupe et compagnie internationale) www.generikvapeur.com
- Karwan (Pôle de développement et de diffusion des arts de la rue et des arts du cirque)
- Lézarap’art (Groupe d’action culturelle de proximité) www.lezarapart.com
- Lieux publics (Centre National de Création des Arts de la Rue) www.lieuxpublics.fr
L’indépendance dans l’interdépendance, tel est leur principe d’organisation.

Après quinze années de définition, de réalisation de son chantier, la Cité ouvre et passe en phase opérationnelle. Un nouvel outil s’inscrit dans le paysage culturel local, national et international. A partir des possibilités de cet espace de travail, où chacun des habitants va peu à peu prendre place, un projet commun peut désormais s’inventer, s’expérimenter, se déployer et se mutualiser.
Cette ambition, qui se fonde aujourd’hui, nécessitera que la Cité s’ancre dans un territoire élargi et soit portée par une nouvelle dynamique ouverte à la ville.
L’ApCAR accompagnera dans les prochaines années cette perspective en mobilisant son énergie et ses ressources autour de la mise en œuvre de plusieurs chantiers structurants.
En route pour être un lieu de référence artistique incontournable dans le paysage culturel de la métropole, la Cité conduira plusieurs de ces chantiers à l’échelle de la Capitale Culturelle de 2013.
Le territoire contrasté dans lequel s’inscrit la Cité, au cœur de grands ensembles et d’une zone d’activité permet de concevoir le projet comme un élément moteur du dispositif urbain. La Cité pourra ainsi s’affirmer comme lieu d’expérimentations privilégié des ateliers de l’euroméditerranée à travers son partenariat avec la zone Arnavant et son vivier de jeunes créateurs associés à des artistes ou opérateurs confirmés.
C’est également, à la mesure des quartiers Nord, entre ultra urbanisme et ruralité une fenêtre sur la ville qui s’ouvre à travers des sites remarquables comme la cascade ou les berges du ruisseau des Aygalades.


MARTINE LAHONDES

Logirem est une SA d’habitat social implantée dans la région PACA. Avec plus de 20 000 logements, 400 salariés, cette entreprise constitue un acteur économique majeur dans le domaine notamment du bâtiment et des services. Convaincue de vouloir dépasser ses métiers premiers de bailleur et de promoteur, Logirem s’est dotée d’une Fondation d’Entreprise pour favoriser le développement social et culturel en faveur des résidents et des salariés. L’un des axes de la Fondation est de développer toute dimension artistique dans une collaboration avec le monde de la culture.

Depuis une dizaine d’années, Logirem et sa Fondation participent activement à l’amélioration de la vie dans les quartiers dans lesquels la Société a son patrimoine locatif, en soutenant des associations proposant un développement social, économique, culturel et sportif en faveur des habitants.
Plus spécifiquement, les administrateurs de la Fondation, en lien avec la Direction de l’entreprise, ont arrêté des axes prioritaires de développement, parmi lesquels l’accès à la culture a naturellement été positionné. Dans ce cadre, la Fondation impulse ou participe à des projets en s’entourant de professionnels du sujet et en s’adossant à des partenaires financiers ou opérationnels adéquats.
La Fondation d’Entreprise Logirem, créée pour favoriser le développement social et culturel en faveur des résidents et des salariés, développe depuis 2008 un projet de résidence d’artiste au sein de la Résidence. Forte de partenariats riches dans le domaine de l’art et la culture comme la DRAC PACA, le FRAC PACA, Le Conseil Général 13, le Conseil Régional PACA, Marseille Provence 2013 et la Fédération des ESH, Logirem et sa Fondation entendent à travers les projets soutenus, retisser du lien social en faisant le pari de l’art contemporain.
Les projets soutenus sont :
- pour la Fondation d’entreprise Logirem, l’occasion de poursuivre la professionnalisation de sa démarche dans le volet culturel notamment en permettant l’organisation de manifestations culturelles autour de l’œuvre créée par les artistes et les habitants lors de résidences.
- pour Logirem, l'occasion d'induire des relations et des échanges avec les habitants hors des normes habituelles, de créér un nouveau dialogue, notamment avec la direction de l’exploitation et le pôle qualité de vie. Les projets impactent également fortement sur les salariés de l’entreprise par le développement d’actions de sensibilisation artistique qui leur sont destinés.

Parmi les projets-phares de la Fondation qui seront abordés lors du séminaire IPM par Martine LAHONDES :
- celui de danse avec le Ballet National de Marseille
- celui de résidence d'artiste dans une résidence du 15e arrondissement de Marseille - dite "cité des curiosités"


16h > 18h : LE LIEU CULTUREL COMME UN DES ACTEURS DE LA TRANSFORMATION URBAINE

PHILIPPE FOULQUIE
1987
Il fonde, à Marseille, le Théâtre Massalia, à la demande de la Ville de Marseille et du Ministère de la Culture.
1990
Il engage le Théâtre Massalia dans l’aventure de la Friche Magallon, à la demande de la Ville de Marseille et de son élu à la culture, Christian Poitevin.
1992
Il lance l’expérience de la Friche La Belle de Mai avec le Théâtre des Bernardines
1993
Tout en conservant la direction du Théâtre Massalia, il prend la direction de la Friche la Belle de Mai  et en pose les principes de fondations :
- Le producteur comme élément moteur du développement artistique
- Ce qu’il a appelé la troisième époque de l’action culturelle, en référence à Jean Vilar, puis à la période d’André Malraux à Jack Lang. 
- Les hypothèses d’artistes dans leur rapport à la ville
Il propose à des producteurs et à des artistes de venir expérimenter à ses cotés dans une volonté de s’ouvrir à d’autres champs disciplinaires et dans un souci de travailler autrement le rapport aux publics et aux populations.
1996
Il conduit  le développement de la Friche la Belle de Mai. Jean Nouvel est élu président. Philippe Foulquié est confirmé dans ses fonctions par la nouvelle administration
Il rédige, avec Jean Nouvel, Philippe Saumande, Hubert Tonka et Fabrice Lextrait « Un projet culturel pour un projet urbain » qui concerne le développement de SFT et de la Friche la Belle de Mai.
1998 / 1999
Il élabore le projet de Massalia comme Centre National d’un Théatre Jeune Public
Il est Membre du conseil National du Syndeac
Il est directeur artistique du Teatro delle Bricciole en Italie.
2000 / 2002
Il rencontre Michel Duffour, Secrétaire d’Etat au Patrimoine et à la Décentralisation culturelle, et engage la Friche la Belle de Mai dans le mouvement des Nouveaux Territoires de l’Art.
Le colloque international sur les NTA est accueilli à Marseille, à la Friche la Belle de Mai.
Il participe à la création du mouvement national « Autres Part »
2002 / 2004
Il demande à Robert Guediguian de devenir président de SFT, et à Patrick Bouchain de le rejoindre pour accompagner le développement du projet de la Friche la Belle de Mai, en posant les bases d’un pôle de création artistique ouvert sur la Ville, en complémentarité des programmations du site.
Il ouvre la Friche la Belle de Mai à l’international en accompagnant des projets d’artistes et en renforçant cette dimension chez les producteurs du site.
2005 / 2007
Il prend de plus en plus conscience de l’extraordinaire développement du site et des contraintes s’y afférant.
Il décide de réfléchir, avec Patrick Bouchain, à une nouvelle voie  pour l’avenir de la Friche tout en considérant que ce projet doit continuer à se construire et à se programmer  ni dans la marge, ni dans l’institutionnalisation. Il crée la SCIC au coté de Patrick Bouchain en 2007, reposant l’enjeu d’un projet collectif et responsable.
2007 / 2010
La Friche la Belle de Mai est un des éléments moteurs de la candidature Marseille Provence 2013.
Il repositionne SFT comme le pivot du développement culturel de la Friche, et accompagne la SCIC comme moteur de la transformation du site.
Chevalier des Arts et des Lettres.

http://www.lafriche.org
http://www.theatremassalia.com


BORIS GRESILLON
Maître de conférences en géographie à l'université de Provence, spécialiste de géographie urbaine et culturelle, Boris GRESILLON a vécu 7 ans à Berlin, où il a fait sa thèse de doctorat sur la vie culturelle de Berlin.
Thèmes d'études : ville et culture, friches culturelles, politiques culturelles, artistes et création artistique, capitales européennes de la culture.
Terrains : Berlin et l'Allemagne, Marseille et la Méditerranée.

http://telemme.mmsh.univ-aix.fr/membres/Boris_Gr%C3%A9sillon


LOIC JULIENNE
Architecte DPLG depuis 1981, il est associé à Patrick BOUCHAIN (B&H, puis CONSTRUIRE) depuis 1986.
L'équipe de Construire ensemble/Le grand ensemble, composée des architectes Patrick Bouchain, Loïc Julienne, Nicole Concordet, Sébastier Eymard, Chloé Bodart et Denis Favret, n'a de cesse de démontrer que l'acte de bâtir n'implique pas les premiers concernés - ses habitants - et expérimente une autre façon de produire et de gérer l'habitat collectif. L'équipe est convaincue du potentiel civique des citoyens pour participer à son élaboration. Afin de répondre à deux questions : comment mieux vivre ensemble ? ; et comment faire pour inclure dans la fabrique des villes les enjeux environnementaux, autrement que par des lois ?
Son intervention au séminaire IPM aura pour thème "le chantier, acte culturel".
En exemple, Le Channel - Calais - Transformation des anciens abattoirs pour la scène nationale : salles de 300 et 400 places, halle, studios théâtre, danse, musique et cirque, restaurant, café, librairie

http://legrandensemble.com


FRANCIS PEDUZZI
Francis Peduzzi dirige le Channel, scène nationale de Calais.
Suit la formation de directeur de la Maison des Jeunes et de la Culture en 1980 à Rennes et exerce cette fonction successivement à Chalons sur Marne, dans le Val de Drôme, à Loriol dans la Drôme et Briançon.
Il suit ensuite la formation de l'Association Nationale pour la Formation et l'Information Artistique et Culturelle (ANFIAC) intitulée responsable d'entreprises culturelles et artistiques, cogérée par le Ministère de la culture et la profession théâtrale.
À l’issue de cette formation, il fut nommé, en 1991, à la direction de la scène nationale de Calais.
La scène nationale organise, entre autres activités, la manifestation Rêve général dont la première édition a eu lieu du 8 au 12 octobre 2008 et qui fait suite à Jours de fête née à l’occasion de l’inauguration du tunnel sous la Manche en 1994, et Feux d’hiver, manifestation qui a vu le jour en décembre 1999, qui se déroule entre Noël et le jour de l’an et qui a vu sa cinquième édition du 27 au 31 décembre 2007. Ces deux manifestations sont bisannuelles.
De juin 2006 à septembre 2007, Francis Peduzzi a été président du Syndéac.
Le 1er décembre 2007, Le Channel a inauguré, après deux années de travaux, son nouveau site. Quatorze mille mètres carrés dédiés à la vie, l’art et la culture, imaginés conjointement avec Patrick Bouchain, Loïc Julienne et François Delarozière.

Francis Peduzzi conçoit la culture comme un acte citoyen, convivial, populaire... « une de nos missions essentielles serait de faire vivre ces mots : l’art de présenter l’art. » Entouré d’artistes dont la démarche intègre la relation au territoire et à la population, il développe des projets interdisciplinaires croisant spectacle vivant, théâtre de rue, art contemporain et cinéma. Initiateur des grandes manifestations populaires biannuelles « Jours de Fête » (transformé en « Rêve Général » en 2008) et « Feux d’hiver », Francis Peduzzi dessine un projet culturel pour le territoire calaisien. Il s'agit de travailler sur, pour et avec un territoire.

http://www.lechannel.fr


JACQUELINE URSCH

Conservatrice générale du Patrimoine, Jacqueline URSCH est directrice des Archives départementales des Bouches-du-Rhône.
Les Archives départementales sont le reflet de l’activité des hommes. Elles contrôlent, collectent, assurent la conservation et le traitement de la production administrative du département afin de permettre leur communication aux chercheurs, enseignants, étudiants, scolaires… à tous ceux qui souhaitent retrouver leur propre histoire ou une histoire collective, ou encore à tout citoyen à la recherche d’un droit. A côté de ces archives publiques, les Archives départementales ont la possibilité de collecter des archives privées qui offrent des informations complémentaires et permettent le croisement des sources.  Depuis l’an 814 jusqu’à aujourd’hui, les archives conservées dans les Bouches-du-Rhône représentent 41 km de documents à Marseille dans le bâtiment Gaston Defferre et 7 km dans le centre aixois : deux bâtiments contemporains dont l’architecture réunit les conditions indispensables à la conservation et à la valorisation des archives.

http://www.archives13.fr


 


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