Les héritages culturels régionaux via les formes artistiques

Les héritages culturels régionaux via les formes artistiques
Y a bon - Mirages de la chanson coloniale - 5.4 Ko

Projets 2014

NINI CABARET - Marseille [ Spectacle vivant - Théâtre ]

Y a bon - Mirages de la chanson coloniale

LES AUTEURS

Trois artistes aux esthétiques différentes mais complémentaires :
Le noyau : Billard-Dogskin-Portella auxquels se joignent Vincent Arnaud, vidéaste et un rappeur.


Au milieu des années 1970, Nini Dogskin et Patrick Portella ont travaillé dans des locaux communs au Merlan à Marseille, l'une dans le domaine du nouveau cirque (Cirque Gulliver), l'autre dans la musique contemporaine et expérimentale. François Billard et Patrick Portella ont monté un trio instrumental free jazz (saxophones, clarinette) avec David Rueff, vers la fin des années 1970.
Trente d'années d'interruption « officielle » de cette relation ont permis à chacun de voguer dans diverses directions, aussi variées que la composition musicale (contemporaine), la production (radio et discographique), le cinéma, la musicologie pour Billard et Portella ; le cabaret et le théâtre pour et par jeune public en Australie pour Nini Dogskin. Ces trajectoires d'apparence divergentes, raménent pourtant à une sorte de socle commun : l'aventure à tout prix.

À partir de 2003, Billard et Portella ont mené le projet Billard/DJpP, chansons exprimentales (utilisant les ressources de l'électronique), concerts, production d'un disque.

À partir de 2008, Nini Dogskin et François Billard ont créé ensemble des spectacles musicaux (sans oublier la constitution d'un groupe de rock post-Captain Beefheart, Igloo).
« La chanson délirante » (accompagnés par Martial Paoli).
« La pointe d'Hawaï - hommage à Boby Lapointe » avec Patrick Portella et Joseph Racaille.

De manière globale, leur trajectoire commune, sur près de quarante ans, recoupe le free jazz, le rock underground, la musique contemporaine, le cabaret, version « déviante », (de Bruand à Vian en passant par la mise en chansons de textes de Robert Desnos) et la chanson délirante.

 

L'OEUVRE

ENTRE MIRAGES AUDITIFS ET INCANTATIONS VISUELLES, UNE LECTURE DECAPANTE DU COLONIAL ET DE L'EXOTISME ; HIER MAIS PEUT-ËTRE DEMAIN DEJA... « Y'a bon... » est une un spectacle musical et visuel qui propose une relecture contemporaine de la chanson coloniale s'appuyant sur la projection d'archives de cette époque.

Production : Nini cabaret
Création Vidéo : Pixipros

Y'a bon - mirages de la chanson coloniale nous invite à un voyage musical et pictural à travers les méandres de l'imaginaire des chansons coloniales. Des dunes du désert et de la jungle africaine aux cités mystérieuses, l'exotisme et le fantasme ne font pas toujours oublier les implacables réalités de l'histoire, qu'elles s'écrivent au passé ou au présent.

Trois artistes aux esthétiques différentes mais complémentaires, François Billard, Nini Dogskin et Patrick Portella, rejoints par un rappeur, et le vidéaste Vincent Arnaud accomplissent ce périple entre hier et aujourd'hui et nous offrent leur version singulière, décapante, détournée, d'un univers d'une terrible actualité.

Le privilège de la chanson est d'imposer au quotidien une lecture du monde qui n'apparaît pas forcément vraiment sérieuse. En tout cas moins sérieuse que des écrits ou des discours politiques, par exemple. En choisissant cet axe d'apparence anodin, nous avons voulu apporter un éclairage indirect à une situation sociologique et politique qui a pris une nouvelle dimension depuis quelques décennies.
En France, dit-on, tout finit par des chansons ; en tout cas l'histoire sociale s'y conjugue de bien des manières: elle se chante, en effet et c'est peut-être ce caractère «léger» de cette expression artistique « mineure » qui nous permet de mieux saisir une dimension quotidienne, thématique et largement partagée.

Y'a bon - mirages de la chanson coloniale vise à donner un cadre contemporain à un répertoire de chansons remontant pour l'essentiel aux années 1930, - au temps des dernières expositions coloniales - en s'appuyant sur la projection d'archives de cette époque.

Notre travail porte à la fois sur l'écriture musicale (et même la réécriture), et des arrangements inédits de certaines mélodies.
Nous avons également utilisé des techniques contemporaines (samples etc.) et développé un nouveau style d'interprétation propre à rendre plus accessible un répertoire relativement ancien. L'inclusion de genres musicaux actuels, notamment la collaboration avec un rappeur, le va et vient entre chanson détournée et rap/hip-hop, manifeste notre volonté de proposer également une lecture directe du colonialisme en musique ; outre l'exotisme sans âge, la relation avec des communautés d'origine africaines et même afro américaines via le rap.

Nous avons voulu créer sur scène une relation permanente entre images et son en proposant une interaction permanente avec la vidéo ; un jeu entre les archives et les images filmées par nous même. L'écran étant en quelque sorte le quatrième acteur-musicien sur scène, dans une polyphonie d'éléments hétérogènes.

L'image de l'autre, telle qu'elle est traduite par des chansons, revêt un caractère profondément ambigu ; mais ce qui est en jeu avant tout c'est l'oubli, notre mémoire oblitérée de temps anciens, réalités coloniales d'hier, mais en même temps si proches. C'est bien les chansons qui traduisent, souvent sur le mode du jeu, un formidable décalage entre rêves et fantasmes et dures réalités de l'Histoire.
Le détournement musical de chansons « historiques », dont seul le texte est préservé et les images offrent un contrepoint « sérieux » au déploiement des mirages de l'ère coloniale et un certain exotisme de pacotille.

Nous sommes partis d'un choix de chansons relativement connues, parfois quasiment archétypales, issues de l'époque coloniale dont l'humour s'exerce à peu près au niveau de la ceinture.

« ...Ji ti ferai goûter très douces caresses / Qu'en France les moukères / Jamais fait à toi... » Estampe marocaine, Lucienne Boyer, 1936

Notre but est de créer une circulation permanente entre la réalité d'aujourd'hui, son langage, ses préoccupations et l'histoire « ancienne », du temps des colonies et de sa représentation en chansons.

Le choix du répertoire de la chanson coloniale (de 1920 à 1960 pour l'essentiel) nous amène immédiatement à nous poser une série de questions auxquelles nous tenterons d'apporter quelques éléments de réponse, à travers des archives qui éclaireront l'aspect politique du discours colonialiste propre aux chansons.

C'est bien le spectacle lui-même qui constitue le point d'intersection de ces différentes approches.

Aujourd'hui, l'analyse est d'autant plus nécessaire qu'elle constitue peut-être un recours pour voir que ce qui est, se trouve indiscutablement lié à ce qui a été. Cette dimension cruciale, qui requiert une analyse en profondeur, du recul, une véritable perspective historique.

Dans cette optique, nous utilisons la chanson coloniale comme un révélateur, alors qu'elle opérait autrefois comme un fantasme, une représentation musicale d'un ailleurs auquel les gens n'avait pas forcément accès. Dans notre approche, la confrontation avec les archives l'investit de ce rôle de révélateur.

La scénographie
La scène et son décor, relativement minimal, (comme en correspondance avec l'esthétique de la ligne claire chère à Hergé) nous découvre un permanent contrepoint avec un savant montage d'images, retravaillées projetées sur une toile, selon un rythme clairement défini, avec en parallèle un tissé sonore direct (voix et instruments), enregistrements « préparés ».
À l'économie de moyens (un désert, une toile au devant de laquelle évoluent trois personnages) répond un insondable arrière plan, le trompe l'œil et l'oreille qu'offre musiques et projections.

Le spectacle peut s'accompagner d'une conférence sur la Chanson coloniale (donnée par François Billard et/ou Jean Buzelin, muiscologues) et d'ateliers d'écriture et d'arts graphiques (selon) sur la fabrication des images exotiques et la vision de l'autre vision à partir de documents iconographiques et des chansons à l'intention d'un public scolaire ou prioritaire.

L'AGENDA

Eté 2014 : première phase d'écriture musique, images et textes. Première résidence vidéo.
Automne 2014 : première résidence en vue de la pré-création.
Décembre 2014 : pré-création aux archives départementales des BDR le 12 décembre.
Ateliers pour public prioritaire aux ADB les 20, 27 novembre et le 4 décembre.
Premier trimestre 2015 : Finalisation de la création : deuxième résidence (Etang de sAulnes en cours) - Showcase Espace Julien (en cours)
2015 : Diffusion auprès de « Sortir du colonialisme » pour la semaine anti-coloniale, musées, théâtres, établissements scolaires etc

 

LA FICHE TECHNIQUE

Durée du spectacle : 60' environ / suivi d'un débat
Artistes sur scène : 3 comédiens-chanteurs / 1 musicien
Dimensions minimales : 6m50 d'ouverture x 6m de profondeur environ
Boite noire à l'italienne Sol noir / 4 pendrillons / Fond noir
Lumière : 2 à 25 projecteurs / latéraux, ponctuels / 4 à 5 pieds
Son : Diffusion adaptée à la salle : 2 retours plateau / 2 micros casques HF + 1 micros main HF / Table de mixage 8 entrées / 1 ordinateur avec DI.
Dispositif scénique : 1 écran au lointain avec VP en rétroprojection, petit mobilier au devant, chaises longues à jardin, tables et chaises à cour.
Equipe artistique de tournée : 4 comédiens - chanteurs - musiciens /1 régisseur vidéo/ 1 régisseur général.

Le plan de feu général, la diffusion vidéo (salle) ainsi que l'implantation du décors seront adaptés en fonction de la capacité et des moyens du lieu d'accueil.
Les éléments suivants peuvent être amenés par la compagnie Nini Cabaret : 1 rétroprojecteur vidéo / 1 écran / une partie du matériel lumière / table mix. Enceintes amplifiées. le reste du matériel sera mis à disposition par la structure accueillante selon les dimensions de la salle.
Temps de montage et réglages : 6h minimum
Préimplantation souhaitable, selon la taille du lieu d'accueil.

L'EQUIPE :
Nini Dogskin et François Billard : comédiens/chanteurs
Patrick Portella : musique
Pixipros et Vincent Arnaud : création vidéo
Guillaume Parmentelas : régie générale

 

LES CONTACTS

NINI CABARET
Siège social : 11 cours Lieutaud 13006 Marseille
Lieu d’activités : Le Non-Lieu - 67 Rue de La Palud 13006 Marseille

06 82 58 22 49
nini_g@hotmail.com

 
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