Les héritages culturels régionaux via les formes artistiques

Les héritages culturels régionaux via les formes artistiques
Regards étrangers : "Lorsqu’on y pense, nous sommes tous l’étranger de quelqu’un" - 6.5 Ko

Projets 2014

FEMMES D’ICI ET D’AILLEURS - Marseille [ Audiovisuel - Photographie ]

Regards étrangers : "Lorsqu’on y pense, nous sommes tous l’étranger de quelqu’un"

L'AUTEUR

Stéfan Sao Nélet - Artiste
Stéfan Sao Nélet est né le 6 Janvier 1965 en Ile de France, de père et de mère Eurasien nés au Vietnam.
De part l'histoire de ses parents, de cette France de ces histoires de l‘empire Français, il a toujours eu l'impression qu'il fallait s'affranchir.
Comme si il y avait un palier à passer un cap... son refuge après des années de scolarité normale dans le cursus français, a été le monde universitaire et artistique.
Il rentre à Paris 8, en 1984, en Psychologie, et en cinéma suivant son chemin de vie, d'art de recherche depuis lors...
La recherche, il la continue au jour le jour soit en faisant des images en tant que vidéaste, réalisateur, soit en écrivant des scénarios, ou participant à des projets avec d'autres personnes qui se trouvent à la croisée de son chemin.
Il a travaillé dans différents milieux, tentant de démêler et mêler, tous les savoirs qu'il pensait bon de mettre en œuvre, apprenant à chaque fois des milieux dans lesquels il eut l'opportunité ou du travailler :

Tantôt il est acteur, tantôt il est réalisateur, voici quelques films qu'il a réalisé :
- Bang-nhau égaux réalisé en 2001, sélectionné dans tous les festivals de court-métrage.
- Infini réalisé en 2005, dans une collection de court-métrage Paris la Métisse :
- Mères Méditerranées documentaire réalisé en 2009 ; deux parcours : Du Maroc en France, D'Israël en France, un film fait dans le cadre d'IPM en région Paca.
- Les âmes délaissées court-métrage réalisé en 2010, avec les gens du voyage de l'aire d'accueil de Saint Menet à Marseille.
- Avant que tout ne s'efface extrait d'un documentaire en cours de réalisation, récits et mémoires de personnes vivant dans l'enceinte de la maison de retraite Saint Georges à Marseille 16e.

Sa recherche continue, dans ce sillon « L'être en Humanité. »... à la quête de personnes, de rencontres, d'histoires qui nous regardent.
Il a collaboré avec différents artistes, rentrant dans le processus de la création qui peut aller de l'écriture, à la conception, jusqu'à la réalisation d'une œuvre.

Dans son actualité, il collabore au projet le « Sixième Soleil » Georgia Doll auteure d'origine allemande reçue à la Marelle en 2013 et d'autres dont « Shéhérazade » 2013-2014 du Chorégraphe Marco Becherini d'origine italienne et « Le bûcher de Saïd » 2014 du réalisateur Julien Sicard d'origine française.
Il commence un projet en 2014 « Regards étrangers - on est tous l'étranger d'un autre » soutenu par IPM 2014.

 

L'OEUVRE

REGARDS ÉTRANGERS : « Lorsqu'on y pense , nous sommes tous l'étranger de quelqu'un. »
C'est sur cette maxime et thématique que nous allons travailler en atelier artistique, d'abord en question, puis en équation et enfin en réalisation artistique tout autant que social.
Comment se déroule l'aventure : un des artistes de la liste, pédagogue, pose ses baguages remplis de possibles, dans un lieu identifié et repérable et déjà acquis, il anime des ateliers sous forme de jeu, de joute, d'exercice, pour le dénouement d'un travail ou chacun des participants trouve sa place, au fil des séances.
À l'horizon, comme au final, il y a une œuvre commune nourris par tous les participants.
La trace, le témoignage, écrit, oral, visuel : aujourd'hui, nous disposons de tous les outils pour créer à moindre frais, il ne reste plus qu'à lancer la machine collective pour en extraire la liqueur, la quintessence...
Nous aurons besoin de temps, de rencontre, pour écrire, jouer sur le vent, enregistrer, débattre, aller au delà de soi, d'échanger sur ces vastes question des identités.
Ainsi trace sonore, images, écrits sortent après chaque séance, comme un carnet de bord, de route commun qui retracent et contribuent au processus créatif. Tout doit être transcrit, enregistré d'une manière ou d'une autre, afin de ne rien perdre.
Atelier de connaissance, de maïeutique, du soi de l'autre encadrée par une structure sociale en étroite collaboration avec un des artistes, et bien entendu les volontaires.
Ici rien ne se perd, tout se transforme, tous se transforment.
Il est question de faire des passerelles entre les générations.
Chacun des artistes intervenants doit s'armer de bienveillance, afin de diffuser un climat de paix propice à la collaboration, à la création.
Dans la thématique proposée il y a plusieurs problématiques, ce qui permet de rester en éveil, de défendre des avis, de dire, témoigner écrire.
Avec les personnes motivées et disponibles il est question d'apprendre en travaillant, participer à la longue chaîne d'étapes de la création d'une oeuvre.
Bien entendu des amateurs et les publics participent à l'échafaudage de ce travail, en participant, se formant à l'écriture, la vidéographie, le jeu d'acteur et les métiers divers de l'audiovisuel. Le tout est pensé comme un lieu de création et de formation type européen « long life learning. »
Les professionnels encadrent les ateliers, mais ils sont interrogés dans leur pratique avec les amateurs, comme un aller retour pour une œuvre commune finale, un but précis, un créer ensemble, un aller dans le même sens.
L'écho de ce travail doit se répercuter sur l'image de chacun, car participer à une œuvre artistique est une façon gratifiante de s'investir dans cette histoire qui ne fantasme pas les gens mais qui les impliquent, les mets en lumière, leur rend hommage.
Les témoignages recueillis de migration, d'histoire sont matières à d'autres œuvres qui seront mis en ligne en émission, toujours dans l'idée de faire la rencontre avec d'autres publics.
Nous sommes dans l'idée motrice que rien ne se perd et tout se transforme.
Libérer la parole, parler de sa différence, assumer son histoire, acquérir sa singularité, sont les étapes nécessaires au développement de chacun.
Lorsque la petite histoire rencontre la grande Histoire, lorsque les parcours des protagonistes se lient pour créer, il y a parole de condition humaine, il y a acte de conscience et geste sublimatoire acte créatif.
Des films , des images, une création sonore afin d'essayer de réduire les clichés auxquels nous sommes tous confrontés, car nous sommes toujours l'étranger de quelqu'un.
Ateliers artistiques , portraits web documentaires, fictions, création sonore, exposition de photos.
 

LE CONTEXTE PAR RAPPORT A IPM

ATELIERS D'ÉCRITURES AUDIOVISUELLES REGARDS ÉTRANGERS

Préambule
En proposant de travailler pendant une durée d'un an sur une action culturelle collective construite en collaboration avec des professionnels, nous souhaitons partager avec nos publics une exigence de qualité et une ambition artistique permettant aux œuvres d'atelier de dépasser le cadre des territoires où elles sont réalisées. Ainsi, nos publics peuvent confronter leurs travaux aux regards du grand public, les accompagner dans des festivals longtemps après l'action, et ainsi demeurer les détenteurs d'une parole et d'une méthode valorisées.
« L'étranger a une identité, il est toi, il est en moi , il est ... Et c'est bien pour ça que je peux le comprendre. »
Ceci est la petite voix qui anime la recherche artistique, le prétexte pour rassembler des artistes à la rencontre de publics, autour des vastes questions sur les identités.
Mais qu'est-ce donc que ces identités ?
L'identité de l'individu est le sentiment subjectif et tonique d'une unité personnelle et d'une continuité temporelle.
Mais réside dans l'identité les formes plurielles, de l'identité personnelle, sociale, collective....
Chacun a une histoire, un parcours, des souvenirs dignes d'être relevés, poétisés puis immortalisés par la volonté de s'investir dans une recherche artistique.
« Je viens de quelque part et je vis là, je regarde et j'ai à dire, sur ce qui est de cette vie là , payant l'inévitable tribu de l'imperfection de ce monde de son histoire. Ne crois pas que je ne connais pas moi aussi la douleur de l'exil et l'embarras d'être seul face à l'infini de ce monde. Je n'ai pas choisi de naître ici, mais j'ai parcouru cette vie là, un peu comme toi, vivant avec bonheur parfois, avec douleurs plus souvent que m'imposent les tracas et fracas de ce monde. »
Nous avons tous un rapport à l'étrange étranger, qui va de l'exil politique, économique, personnel, intime.
Nous sommes tous dépositaires d'une vie qui doit se mêler aux trajectoires d'autres entités, à l'histoire, au monde.
L'idée est de partir de ces axiomes de pensée de les diffuser, de les mettre sous la loupe de regards aiguisés de quelques artistes pédagogues et de publics , sous forme d' ateliers hebdomadaires de 3 heures durant au moins une année.
Stéfan Sao Nélet est le guide de cette aventure, il propose de travailler dans deux lieux à Marseille clairement identifié :
- Femmes d'ici et d'ailleurs Marseille 1er qui en son nid reçoit des publics très différents : les lycéens de La Calade et de Brochier à Marseille, les hommes et les femmes de tous âges primo-arrivants ou français d'origine diverses d'ici et de là-bas.
- dans un lieu social partenaire, le Centre Social Julien dans lequel Stéfan Sao Nélet vient de finir une action vidéographique avec des mères de l'étranger « à mère ».
En 2009, l'association et l'artiste obtiennent l'aide du programme Identités Parcours et Mémoires, pour « Mères Méditerranées ».
Pour l'association Femmes d'ici et d'ailleurs, le statut de l'étranger est une question importante en ce qu'elle nous renvoie à la question des identités françaises et au « Vivre ensemble ».
Dans cette action, il s'agit de former un groupe d'une vingtaine de personnes , hommes et femmes, principalement issue de l'immigration (primo arrivant, deuxième et troisième génération) et de les faire travailler sur la question de leurs origines, et sur les regards que portent les étrangers sur la France.

Nous proposons de réaliser une série de portraits documentaires constitué des participants volontaires d'une exposition de photos accompagnées d'une création sonore 3 films de fiction courte à partir des témoignages recueillis.
Regards croisés de Français sur le statut d'étranger et regards étrangers sur le statut de Français.

Nous proposons des ateliers d'écriture, audio et visuelle, chantier artistique, qui passe de l'écrit, à l'improvisation théâtrale, l'enregistrement sonore, à la photo, la vidéo.
Une proposition d'un chantier long qui a pour finalité la réalisation d'objets artistiques protéiformes qui rentrent dans une logique artistique, éthique et sociale dont l'action proposée dans le cadre IPM 2014 est une étape nécessaire.
La recherche des artistes de ce collectif est tenue par cette pensée de la déclaration universelle des droits de l ‘homme.
"Tous les humains naissent libres et égaux en dignité et en droits".
Ancré dans la mémoire collective, tel est le premier article de la Déclaration universelle des droits de l'homme, proclamée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale par les membres de l'ONU.
Ici rien ne se perd tout se transforme :
De l'idée à la pensée écrite, à l'enregistrement sonore, à l'immortalisation de la photo et de la vidéo, les intervenants artistiques travaillent de concert pour réaliser en écho avec la voix des participants, des traces, des témoignages, des poèmes, des scénarios, des films destinés au médiateur très large que constitue l'internet, mais aussi tous les formats connus et inconnus à ce jour.
Des œuvres finement ciselés faisant parties d'un projet chorale audio et visuel pour le public le plus large possible.
Il est convenu que la finalité est la réalisation de portraits documentaires, d'au moins 3 films courts, une création sonore pour une exposition de photos.
Ces films, ces objets seront des matières concrètes d'un travail en commun, des matières à débat.
Ils seront diffusés sur un site consacré, mais aussi sur l'énorme plate forme du monde web, afin de toucher le plus de monde possible.
Nous faisons aussi le pari de créer de véritables œuvres, qui devront rencontrer d'abord les participants, ensuite l'Autre le public dans les lieux officiels de la région paca, dans les festivals.

Des ateliers de création de films avec des habitants de Marseille.
Nous proposons un travail d'équipe partagé par des amateurs volontaires et des professionnels de l'audiovisuel qui s'associent pour créer ensemble une œuvre chorale.
Les participants à ces travaux sont initiés aux différents métiers de l'audiovisuel par des professionnels chefs de poste.
Les participants seront tours à tour, scénariste, interprète, et technicien selon leur possibilité et désir.

Le pari de cette aventure est de prouver qu'on peut faire aujourd'hui des films collectifs intelligents et intéressants, avec les moyens très modestes de la vidéo grand public (caméra 5D et ordinateur de montage).
Notre volonté d'inscrire les films dans les festivals nationaux est une façon pour nous d'exposer le travail d'atelier mais aussi de valoriser la parole et le travail de nos publics.

Il est question d'ouvrir le débat, de dessiner des problématiques sur l'identité, les particularités de chacun des protagonistes et acteurs principaux.
Il n'est pas question de faire un accusatoire, mais un « réflexoire »(une réflexion en miroir).
L'étranger de chacun est invoqué, interrogé : nous sommes tous l'étranger d'un autre.
Ces films ont pour finalité de faire émerger une parole artistique co-construite avec des publics généralement éloignés de l'offre culturelle institutionnelle ; une façon pour nous de sortir des clichés et des stéréotypes habituels.

 

L'AGENDA

- Tous les samedis de 2014 à 2016, FEMMES D'ICI ET D'AILLEURS en collaboration avec TRANSVERSARTS ont travaillé de pair sur la thématique "On est tous l'étranger de quelqu'un" avec les publics visés.

- Octobre 2014 à avril 2016, après de longues semaines d'écriture et de répétitions, réalisation du film de fiction "Cohabitation", fruit d'une écriture collective : tous les participants ont travaillé sur le film, soit en tant qu'acteur soit à des postes d'assistant technicien.
Dans ce film les questions de l'étranger se déclinent de la différence jusqu'à l'étrangeté.

- Jeudi 9 juin 2016 à 19h30 : projection de Cohabitation au Cinéma Les Variétés dasn le cadre de Collectif Hors Cadre

- Après exploitation, le film sera mis sur le web.

 

LA FICHE TECHNIQUE

COHABITATION
Film de fiction
Durée : 25 minutes
France - Couleur - 2016
Pal - Image : 2'35 - Audio

Transversarts présente en association avec Femmes d'ici et d'ailleurs marseille
un film de Stéfan Sao Nélet
avec David Nguyen, Illyas Bouzrara, Angie Pict, Alex Janet, Bernadette Ramella, Isabelle Ravaux, Léa Cabrera
image : Anaïs Bollègue, Olivier Marcon
Son : Flora Graillot
Montage : Julien Sicard
Musique : Olivier Floriot
Scénario : Atelier d'écriture audiovisuelle de Marseille Grand Centre Ville, une action de Transversarts
Adaptation : Stéfan Sao Nélet, Julien Sicard
Production : Julien Sicard,Fatima Rhazi, Stéfan Sao Nélet
avec la participation de la Drac Paca et de la Drjscs Paca dans le cadre de "Identités, Parcours et Mémoire" et de la Ville de Marseille

 

LES CONTACTS

FEMMES D'ICI ET D'AILLEURS
4 Rue Mazagran
13001 Marseille
04 91 48 33 73
femmes-dici-et-dailleurs@wanadoo.fr
www.femmes-dici-et-dailleurs.org

TRANSVERSARTS
16 Impasse Monségur
13016 Marseille
transversarts13@gmail.com

STEFAN SAO NÉLET
06 60 49 26 63
stefan.sao.nelet@gmail.com
https://sites.google.com/site/stefansaoneletvideographe/home

Outre IPM, la Ville de Marseille a participé au financement du projet.

 
Le Temps d'un rêve
Regards étrangers : "Lorsqu’on y pense, nous sommes tous l’étranger de quelqu’un"
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