Les héritages culturels régionaux via les formes artistiques

Les héritages culturels régionaux via les formes artistiques
Vous avez des clichés sur les Roms ? - 5.1 Ko

Projets 2012

S.I.C.H.E.M. - Toulon [ Arts plastiques - Photographie ]

Vous avez des clichés sur les Roms ?

LES AUTEURS

Ce projet est la collaboration de plusieurs acteurs :
- Fabien RIGAL, photographe professionnel qui, de part sa sensibilité et sa fibre artistique arrive à capter de manière simple et objective de nombreuses tranches de vie des personnes avec qui il travaille. Il a déjà collaboré à un projet artistique avec notre association en 2010, durant 6 mois dont nous pouvons retrouver trace sur son site web www.fabienrigal.com (galeries : "Samaria", et "Les autres") ou lors de l'exposition "Vagabondages Photographiques" (2010). Laissons la parole à Jean-Christophe Vila, responsable du Fort Napoléon, alors en charge de cette exposition : "Fabien Rigal illustre pleinement cette doctrine souveraine de curiosité ainsi que l’impétueuse nécessité d’interroger notre réel proche. En toute logique, il nous enseigne que la distance kilométrique n’est pas forcément la condition pour se nourrir de la différence. Il convient de considérer l’expérience humaine comme une cohabitation d’univers plus ou moins relié, le photographe, au moyen des documents qu’il rapporte essayant de jeter des ponts entre eux. D’une culture à l’autre, comment peut-on renier l’essence de son existence et comment se faire accepter par l’autre ? Ici et là-bas, ce questionnement demeure universelle".
Fabien RIGAL : "Ma démarche est plus artistique que journalistique ou documentaire : concernant les sujets que je photographie, je n’interviens pas, ne les mets pas en scène, ne leur demande pas de poser ou d’adopter telle ou telle attitude afin d’obtenir une meilleure image... Je garde toujours une distance nécessaire entre les personnes et moi, celle qui s'impose naturellement entre des individus qui se respectent, et fais peu d’images globalement lors de chaque rencontre. Je travaille avec peu de matériel, et toujours en argentique : quelques films, un seul boitier Contax (peu volumineux, discret, genre Leica), un seul objectif, pas d’éclairage (j’utilise la lumière ambiante, pas de sacoche imposante non plus, ou de trépied. Le fait de travailler encore en argentique (bien souvent en noir et blanc), demande une acuité et une attention totalement différentes de la pratique numérique. En effet, je ne "mitraille" pas, chaque image est unique, et donc devient potentiellement "la bonne". De plus, l’argentique permet un temps de réflexion entre la prise de vue, le développement des films, et l’obtention des résultats sur planches-contacts. Ainsi le photographe ne choisit pas "à chaud" derrière un écran, et donc évite d’être séduit par les images un peu trop "faciles", comme les clichés vus maintes et maintes fois. Ce temps imposé par les délais de laboratoire permet un recul sur son travail et confère au choix des images une plus grande maturité.
Dans mes photos, j’essaie d’être le moins possible descriptif, et de me rapprocher d’une forme de poésie pour dire les choses. J'écris rarement des légendes, conscient de la puissance évocatrice d’une image et de ce qu’elle peut engendrer. Une maison de retratite, un centre de loisir, plus anciennement une clinique qui accueille les accidentés de la route, autant de sujets différents qui ont jalonné mon parcours photographique, tous ces univers clos sur lesquels j’ai travaillé, sont des prétextes à exercer mon regard et lui donner un sens. Je ne suis pas en recherche de performances, d’instants exceptionnels et n’offre pas de spectacle. "L’anti-moment exceptionnel" pour reprendre les termes de Raymond Depardon dans "Errance". J’aimerais aborder ce nouveau projet en réalisant une série d’images suffisamment fortes sur des moments qui n’ont rien de spectaculaires, et qui relatent une quotidienneté, sans exagération, sans mise en scène, sans poses faciles"
.
- l’équipe Sichem sera en étroite collaboration avec le photographe pour faire le lien entre les personnes qui accepteront de coopérer à ce projet interculturel. Le traducteur-médiateur social, Monsieur MAFOULA préparera les expositions-débats et fera le lien avec les Roms et les gadgés (personnes non Roms).
- des groupes de scolaires (collèges et lycées)
- les riverains qui côtoient cette famille depuis trois années et qui témoignerons du changement de point de vue au fil des ans.
- les personnes dont les clichés racontent l’histoire : la famille de Tibi, Cosmina et Ioana.
Leur implication dans le projet est fondamentale pour nourrir le débat d’expériences personnelles et concrètes. C’est un moyen de provoquer le débat en invitant toujours ceux dont la parole est méconnue.


L'OEUVRE & LE RAPPORT A IPM

© Fabien Rigal

Ce projet aboutira à la production et la finalisation d’un projet photographique artistique avec une exposition photographique proposée à tous, sur un thème d’actualité, historique et politique : la situation et la vie des Roms en France. Ce thème sera traité avec des sujets et des figures locales pour interpeller le public, montrer une réalité quotidienne en favorisant le débat intergénérationnel et interculturel.
C’est une manière de bien différencier le témoignage vécu et colporté… Le support photographique a été choisi pour son côté accessible et en même temps artistique. C’est le mystère de la photographie qui peut être tour à tour œuvre d’art contemporaine, œuvre d'art classique ou support documentaire, dynamique dont fait preuve notre photographe Fabien RIGAL.

L’action se déroule en trois axes, reprenant le titre de l’appel à projet :
- Identité : le photographe prend un temps d’immersion au sein de la famille Rom (Tibi, Cosmina et leur petite Ioana) afin de les connaître, rentrer dans leur histoire, leur exposer le projet et débatre avec eux de la maniere dont ils souhaitent que cela se déroule. L’objectif de cet axe (pour le photographe, comme par la suite pour la personne qui regardera l’exposition) est de passer du global (les Roms en général), au particulier (l’identité, la singularité de cette famille).
- Parcours : le photographe se mêlera au quotidien de la famille, (dans sa maison, son travail, ses difficultés et ses temps familiaux). Des clichés témoigneront de ce parcours de vie afin de faire prendre conscience qu’une famille Roms à la même quête du bonheur qu’une famille toulonnaise de souche !
- Mémoire : c’est la retransmission, la retranscription par l’art du quotidien de cette famille. Plus qu’un simple souvenir, ces clichés se feront les témoins de l’histoire des Roms, depuis leur origine (1000 ans après J.-C.) jusqu'à aujourd’hui. A travers cette histoire, la personne qui contemplera ces clichés pourra entrevoir cette longue chaîne d’hommes qui, à travers les siècles et les territoires a construit et façonné ce peuple Roms. Des Roms seront présents lors des vernissages successifs pour témoigner de leur vie. Ces témoignages seront enrichis de commentaires historiques sur la mémoire des Roms.

De manière transversale, nous associerons donc la famille Rom ainsi que les gadgés (personne non Rom) avec lesquels elle est en lien pour travailler sur le passage du cliché (les préjugés), à l’art (la contemplation d’une singularité). En effet, de nombreux gadgés les connaissent depuis 3 ans et ont ce retour d’expérience qui peut se révéler effet de miroir pour les citoyens qui parcouront cette exposition.

© Fabien Rigal


L'AGENDA

Mai-Juin 2012 : Prise de contact avec la famille Rom. Rencontres informelles, discussions sur leur vie, leur culture, leur projet, leur famille. 
Juillet-Septembre 2012 : Réalisation des clichés. Suivi de la famille dans son quotidien, ses démarches.
Octobre 2012 : Rencontres avec la famille pour présenter le travail réalisé. Sélection avec la famille d'une vingtaine  de clichés, l'ordre  et le format.
Novembre-Décembre 2012 : Expositions.

© Fabien Rigal


LA FICHE TECHNIQUE

Exposition photographiques avec des tirages numériques haute qualité sur papier argentique brillant, satiné ou perlé.
Chaque tirage est en édition limitée de 10 à 20 selon le sujet, signé et numéroté au dos.
Formats : 20x30cm / 30x45cm / 50x75cm, selon les sujets.


LES CONTACTS

S.I.C.H.E.M.
Service d'Initiatives, de Coopération Humanitaire avec les Etrangers et les Migrants

4 Rue Pierre Semard
83000 Toulon
T. 04 94 62 43 10
www.udv-asso.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=39:sichem&catid=16
Directeur : Emmanuel GROSSETETE - egrossetete.sichem@yahoo.fr
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