Les héritages culturels régionaux via les formes artistiques

Les héritages culturels régionaux via les formes artistiques
Le temps des sirènes - 8.5 Ko

Projets 2012

ENFANTS CITOYENS DE DEMAIN - Marseille [ Arts plastiques ]

Le temps des sirènes

LES AUTEURS

LE PORTEUR DU PROJET :
"Enfants Citoyens de Demain", fondée il y a quinze ans par des parents d’élèves et des enseignants désireux de porter l’héritage de l’éducation populaire au cœur de l’instruction publique, cette association s’est donné pour but de porter des projets de classe qui offrent la possibilité à des élèves d’agir en citoyen sur leur environnement. C’est le cas pour les projets "patrimoniaux", où les élèves "écrivent" l’histoire de leur quartier ; c’est le cas également pour le magazine de l’école, "Le Canard de l’Estaque", devenu en quelques années un véritable journal de quartier.

LES ARTISTES ASSOCIES :
Antonella FIORI :
Après des études littéraires, elle se consacre à l'écriture poétique. En 1990, sa rencontre avec Armand Gatti lui ouvre les portes de l’univers théâtral. Depuis, elle passe de l'une à l'autre sans suivre un ordre fixe ou une succession déterminée. Elle est également animatrice d'ateliers d'écriture créative en région Paca. Elle intervient dans des lieux divers : établissements scolaires, théâtres, institutions pour personnes âgées, associations. Elle est l’auteure, entre autres, de Brut de coffrage, une œuvre dramatique qui met en scène les témoignages d’habitants de l’Estaque engagés dans les luttes ouvrières et la Résistance. En 2010, Antonella Fiori a ouvert le site http://www.riotinto.fr dédié à la mémoire des usines de l’Estaque-Riaux.

Jean-François MARC :
Artiste plasticien manipulant aussi bien le dessin, la peinture, la photographie que l’image animée. Scénographe de nombreuses expositions, il est également co-fondateur du groupe de peintres Lézard Plastic, co-fondateur de la Biennale d'art de groupe (aux Abattoirs de Marseille en 1989) ,co-fondateur de Lézarp'art et du Festival "Petit Art Petit" et fondateur du "Musée Nomade du Quotidien"" qui a pour ambition de rassembler des informations et des réflexions d’ordre patrimoniales, concernant le bassin de Séon. Outre son travail d’atelier, Jean-François Marc intervient également dans des centres culturel et sociaux et, plus particulièrement à l’école Estaque Gare, où il anime des ateliers depuis une dizaine d’années.

http://www.jeanfrançoismarc.fr

LES ACTEURS DU PROJET :
Des enfants d’âge scolaire inscrits à l’école Estaque Gare, aguerris au travail de journalisme et apprentis historiens. Publication régulière : Le Canard de l’Estaque (http://fr.calameo.com/books/000143243c9038a253593)

LE COORDINATEUR DU PROJET :
Jacques VIALLE :

Professeur des écoles, il mène, avec ses élèves, des projets sur la mémoire ouvrière et le patrimoine des immigrations à l’Estaque. Co-fondateur de la revue AGONE, il œuvre pour l’édition d’écrits produits par des élèves dans les domaines de l’histoire et des sciences.


L'OEUVRE

Le temps des sirènes
Poésie – Art – Patrimoine
Une recréation artistique, poétique et véridique du patrimoine des tuileries du Bassin de Séon
Par les élèves de l'école élémentaire de l'Estaque Gare (Marseille 16ème)
et des artistes en résidence dans leur école.



Une exposition au J1, en mai 2013

1 – Des installations
• Au centre, suspendue dans le vide, une installation plastique révélant le territoire à partir d’objets glanés aux cours de nos déambulations. Des souvenirs d’oublis, des rebus rendus magnifiques qui nous interrogent sur l’enfouissement du passé et son surgissement par la magie de la fouille et de la recréation.
• En périphérie :
- une table d’orientation en terre cuite figurant le Bassin de Séon, marquée de symboles, de récits et de mots exhumés au fil de promenades "industrieuses".
- une installation sonore réalisée par l’écrivaine Antonella Fiori exprimant le son du territoire, les voix des enfants archéologues, mêlées à celles de leurs ainés-témoins, tantôt recouvertes du vacarme des ateliers tantôt amplifiées par la force de la poésie.
➢ une exposition d’œuvres de l’artiste Jean-François Marc, en correspondance avec les œuvres des enfants réalisées sous sa direction.

2 – Des narrations
• Un carnet de route : immense livre narrant l’expérience vécue, illustré de dessins, de peintures et parsemé d’écrits poétiques.
• Un montage audio et vidéo, relatant les expériences antérieures réalisées par les enfants de l’école Estaque Gare, en quête d’histoire(s) et de mémoire(s).
• Des éditions multiples d’une carte représentant le bassin de Séon : transferts de la table d’orientation sur carton, au format de carte postale, annotés d’itinéraires singuliers.
• Une bibliothèque numérique référençant des documents de recherche et des archives.

Une invitation au voyage, sur le territoire

En vis-à-vis de l’exposition, face au J1, de l’autre coté de la baie de Marseille, entre l’Estaque et Mourepiane, un parcours in situ conçu, balisé et accompagné par des enfants du quartier ; une manière de chasse aux trésors, faite de glanages, de prises d’indices, de micro-fouilles et récompensée par des récits vivants et des anecdotes légères sur le temps des sirènes…


L'OEUVRE & LE RAPPORT A IPM

"Le temps des sirènes" est une tentative de recréation artistique, poétique et véridique du patrimoine des tuileries du Bassin de Séon, par des enfants de l’Estaque et des artistes en résidence dans leur école.
Depuis quatre ans, des élèves, leur enseignant (Jacques Vialle) et des artistes associés (Antonella Fiori et Jean-François Marc) labourent les friches industrielles de l'Estaque et du Bassin de Séon, à la recherche des traces et des voix d'un passé centenaire qui a vu ces quartiers se peupler d'une mosaïque humaine venue des quatre coins de la méditerranée. Sur les terrains requalifiés en zone franche, ils ont retrouvés les bidonvilles qui furent parmi les derniers à exister en France et, loin de tout esprit misérabiliste, ils ont su redonner une dignité aux sans-voix qui bâtirent ces constructions précaires pour faire vivre ce territoire en voulant faire vivre leur famille.
Sillonnant cet espace, à cent lieu des clichés "chics" dans lesquels on emballe volontiers l'Estaque, ils se sont mis à collectionner les restes d'une activité industrielle maintenant révolue et les ont magnifiés en les recréant artistiquement : tessons de tuiles et de briques qui forment le sol même de leur quartier, scories de four, vieux outils dont on ne sait plus rien.
Aiguillonnés par la curiosité archéologique, ils ont cartographié leur territoire, révélant des vestiges qui ne disaient plus leur nom : murs d'usine, restes de cheminées, plaque commémorative abandonnée citant les ouvriers tombés dans les combats de la résistance. Accumulant matériaux et témoignages, ces enfants ont produit une connaissance qu'ils ont publiée et exposée d’année en année dans leur quartier, rencontrant chaque fois de nouvelles voix désireuses de s'associer à leur projet et une écoute passionnée lors de rencontres avec les habitants de l'Estaque.
Dans le "Temps des sirènes", cinquième volet d’une enquête qui n’a pas encore dit son dernier mot, il ne s'agira pas seulement de raconter des histoires singulières et de les mettre en perspective historique, mais d'initier chez les enfants un véritable travail sur l'écriture, où s’invite l’imagination et l'expressivité de la langue ; où le concret reste en filigrane, dans la recherche d'un langage plus adéquat aux traces, aux décombres et aux bruits fossiles d'un lieu qui n'a pas encore dit tous les espoirs, les joies et les souffrances qui l'ont construit. Enfin, et ce n'est pas le moindre pari du "Temps des sirènes", il s'agira aussi de laisser s'exprimer l'artiste Jean-François Marc et l'écrivaine Antonella Fiori dans l'intimité de leurs fabriques respectives et l'identité de leur art, en les invitant à créer en résidence, à l'école. Ainsi, aux réalisations des enfants seront mêlées les œuvres de ceux qu'ils ont d'abord connus comme intervenants et qu'ils auront eu l'occasion de découvrir comme artistes pendant le temps de la résidence.


L'AGENDA

Du 24 au 28 septembre 2012 : "Classe de ville, classe patrimoine"
Au cours d’une semaine, les élèves s’installeront hors les murs de l’école, à la Maison Municipale de l’Estaque Gare. La classe prendra ses quartiers chaque jour dans cette grande bâtisse situé à la croisée des chemins de mémoires, où un immense jardin et deux salles de travail représenteront, en quelque sorte, son "camp de base" : un endroit où les enfants pourront mener des activités d’écriture et de création mais également un lieu à partir duquel ils pourront cheminer dans le quartier afin d’y récolter les matériaux de leurs cogitations et de leurs créations.
Promenades et récoltes urbaines, écriture créative, ateliers de lecture et d'écoute sonore, constructions plastiques, photographie, vidéo... seront le quotidien de ces enfants pour une phase du projet que l’on peut qualifier "d’immersion".

D’octobre 2012 à mars 2013 : "La petite fabrique"
Ce temps de "production" se déroulera essentiellement à l'école, sous formes d’ateliers hebdomadaires, trois heures par semaine, avec les artistes Jean-François Marc et Antonella Fiori. Il y aura également des sorties régulières à "L’atelier du large", situé au J1, où la classe élaborera, avec les intervenants de "l’atelier graphique" et de "l’atelier photo", le catalogue de l’exposition.
Durant ce temps de "production", les enfants recevront en classe des témoins et des personnes ressources afin de reconstituer la grande époque des tuileries dans le Bassin de Séon (XXème siècle), tant au niveau de l’activité industrielle, que des modes de vie et d’habitats des ouvriers qui y ont travaillé.
À partir de ces témoignages et des récoltes sur le terrain, les enfants élaboreront des œuvres poétiques et plastiques qui nourriront l’exposition de mai 2013, au J1.
Les ateliers de création poétiques seront conduits par Antonella Fiori (écriture et enregistrements) et les ateliers de création artistiques seront dirigés par Jean-François Marc (arts visuels). Jacques Vialle, l’enseignant de la classe, assurera la coordination pédagogique et l’intégration du projet dans le quotidien de l’école.

Avril 2012 : "La grande fabrique"

Durant la fin de cette période, les artistes effectueront une résidence dans l’un des logements de fonction vacant de l’école, qui dispose de plusieurs pièces et d’une immense terrasse surplombant l’école. C’est là qu’ils réaliseront les installations et la scénographie définitive de l’exposition, dans un échange constant avec les enfants.

30 avril - 19 mai 2013 : "Le temps de la restitution"

Durant toute la période de l’exposition, à des moments réguliers, les enfants iront rencontrer le public de leur exposition au J1. Des petites tables rondes seront organisées avec les personnes ressource et les témoins qui auront contribués à la réalisation du "Temps des sirènes".


LES CONTACTS

ASSOCIATION ENFANTS, CITOYENS DE DEMAIN
Siège social : 43 Boulevard Fenouil
13016 Marseille
http://tempsdesirenes.wordpress.com


 

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