Les héritages culturels régionaux via les formes artistiques

Les héritages culturels régionaux via les formes artistiques
Pitsha la manga kalina udowo - L'image de l’ailleurs ne se vit pas dans le miroir - 6.0 Ko

Projets 2010

LES BANCS PUBLICS - Marseille [ Spectacle vivant - Photographie ]

Pitsha la manga kalina udowo - L'image de l’ailleurs ne se vit pas dans le miroir

LES AUTEURS

Un projet coordonné par Les Bancs Publics en collaboration avec les centres sociaux des Rosiers et de Kalliste.

Auteur, comédien, metteur en scène et journaliste, Soeuf Elbadawi

est né en 1970 à Moroni en grande Comore. en 1992, il s’installe en France pour y poursuivre ses études de Lettres modernes.
À Paris, il collabore pendant plus de dix ans avec Radio France internationale, radio pour laquelle il produit de nombreux magazines littéraires consacrés notamment à la littérature francophone. il est aussi l’auteur de plusieurs reportages sur l’immigration africaine dans les pays du Nord. Chroniqueur pour chronicart.com, il écrit pour la revue Africultures et pour le mensuel comorien Kashkazi.
De retour aux Comores en 2006, Soeuf elbadawi dirige le Komor4Festival et enseigne à l’université des Comores dans le cadre d’un laboratoire de recherche sur le spectacle vivant, le laboresvik. en 2008, il fonde, avec sept de ses étudiants la compagnie o Mcezo.
Producteur de disque pour le compte du label parisien Buda Musique, il est aussi directeur artistique de Washko ink., structure de production culturelle et d’agitation citoyenne.
il est à l’initiative, avec l’écrivain malgache Jean-Luc Raharimanana, des Dernières Nouvelles de la Françafrique, recueil de nouvelles paru en 2003 à travers lequel treize auteurs d’Afrique et de l’océan indien, dont lui-même, questionnent les relations ambiguës entretenues par la France avec ses anciennes colonies.
Depuis janvier 2010, il bénéficie d’une bourse pour une résidence d’écriture dramaturgique au Festival International des Francophonies en Limousin.

Photographe, Didier Nadeau
Photographe depuis 1994, Didier Nadeau s’est formé auprès d’Alain Fleig à l’École des Beaux-Arts de Poitiers.
en juillet 2004, il coordonne le projet Le banga du M’ouzoungou. Ce travail, inspiré de la tradition comorienne du banga – case construite par les garçons en âge de se marier - a été réalisé à la galerie 200RD10, dans le cadre du festival Arborescence à Vauvenargues, avec des adolescents de la cité des Rosiers.
il est ensuite missionné par le Centre Social des Rosiers sur le projet «Faire avec», pour une réflexion sur les espaces extérieurs en collaboration avec l’association télescopage.
toujours aux Rosiers, il organise en 2008 les journées de l’architecture pour les 50 ans de la cité. en juillet 2009, il participe au festival des Arts et du Savoir proposé par AtD-Quart Monde. A l’occasion de ces nombreux séjours aux Rosiers, il a réalisé un reportage vidéo et photographique sur le quartier.
en 2004, il expose une série de photographies sur le passage de Lorette à Marseille. intitulée Où vas-tu Lorette ?, ce travail est notamment présenté au cinéma Les Variétés. en 2005, son exposition Naissance au cœur de l’argile aux ateliers thérèse Neveu à Aubagne fait l’objet d’une publication. en janvier 2008, il expose Mémoire d’abeille à la galerie du port de la Ciotat, un travail visuel et sonore réalisé à la cité de l’abeille à la Ciotat.


L'OEUVRE

© D. Nadeau - 16 Ko

© D. Nadeau

Dans le cadre d’une résidence à l’automne 2010 à Marseille, Soeuf elbadawi, auteur et metteur en scène comorien mène une série d’entretiens individuels et collectifs en collaboration avec le photographe Didier Nadeau, dans les quartiers de Kallisté et des Rosiers (15éme & 14éme) pour recueillir la matière d’un récit basé sur des problématiques citoyennes.

Les habitants sont ainsi associés à l’écriture d’une fable qui sera le support de moments performatifs. Un journal mural, publié régulièrement tout au long de la résidence à partir du travail photographique contribuera à poser « du signe » et à le partager avec les habitants.


« Pitsha la manga kalina udowo : l’image de l’ailleurs ne se vit pas dans le miroir. » en langue shikomori, le mot manga, signifie un « ailleurs », endroit à la fois d’étrangeté et d’émerveillement, lié au voyage. Pitsha la manga kalina udowo sous- entend ainsi que l’ailleurs ne connaît pas son reflet, mais peut-on vraiment se le représenter ? Soeuf elbadawi, comorien, auteur, metteur en scène, essaie de répondre à ce questionnement, en compagnie de Didier Nadeau, français, photographe, en nouant des liens avec des habitants du Nord de Marseille, avec l’idée d’écrire une fable sur les rêves d’ailleurs (tabiri za manga) issus de la migration comorienne en France. où il est question du rapport à l’Autre et du bonheur qui n’est jamais là où on le pense... »
Soeuf elbadawi


Soeuf Elbadawi mène depuis 2008 un travail singulier aux Comores, avec sa compagnie o Mcezo*. Basée à Moroni en grande Comore (Ngazidja), la compagnie travaille à l’invention d’un théâtre citoyen qui interpelle le public et l’interroge sur lui-même, sur sa réalité et sur le monde dans lequel il vit.

La transposition de son travail en France, à Marseille, en raison de l’importante présence de la population et de la culture comorienne, soulèvent les questions liées à l’adaptation d’une démarche artistique façonnée par un contexte à un autre contexte, Marseille donc et précisément deux cités des quartiers Nord.

Soeuf Elbadawi développe un travail de création qui puise dans l’imaginaire de l’archipel, propose des formes artistiques à la fois citoyennes et participatives, des formes théâtrales ou des performances en espace public qui convoquent les habitants sous des formes multiples.

Partant d’un recueil oral d’histoires de vie et de témoignages du quotidien, le projet partagé avec les habitants de deux quartiers à majorité comorienne, Kallisté et les Rosiers, met en lumière des itinéraires individuels et collectifs qui lient pays d’origine et pays d’accueil, les Comores et la France.

Ce projet artistique se veut l’occasion d’aborder des thèmes liés aux parcours migratoires et notamment la façon dont l’idée de retour au pays imprègne la manière d’habiter ou de ne pas habiter un espace.

Deux formes spectaculaires et participatives en espace public, premières étapes de ce travail, ponctueront la fin de cette première résidence.


L'AGENDA

20 novembre 2010 : diffusion à Kallisté (Marseille 15ème)
21 novembre 2010 : diffusion aux Rosiers (Marseille 14ème).


LES CONTACTS

Les Bancs Publics* lieu d'expérimentations culturelles
3 rue Bonhomme
13003 Marseille
T. 04 91 64 60 00
contact@lesbancspublics.com
http://lesbancspublics.com
http://lesrencontresalechelle.com


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