Les héritages culturels régionaux via les formes artistiques

Les héritages culturels régionaux via les formes artistiques
Histoire d'eux - 6.3 Ko

Projets 2010

CSF ST GABRIEL CANET BON SECOURS - Marseille [ Arts plastiques - Edition littéraire ]

Histoire d'eux

L'AUTEUR

Pauliina Salminen - 10 Ko

Pauliina Salminen

Vidéaste-plasticienne, Pauliina Salminen est née en 1975 en Finlande. Après ses études à l’Ecole d’art et de communication de Turku, elle s’installe à Marseille où elle obtient son DESS de cinéma/multimédia en 2001. A l'issue de ses études, elle alterne la réalisation des films documentaires avec la participation aux créations pluridisciplinaires tout en s'orientant progressivement vers l'art vidéo, domaine qui devient son champs d'action principal.

Aujourd'hui, elle emploie l'outil audiovisuel afin de créer des films, des installations vidéo et multimédia ainsi que des projets d'art participatif. Son travail s’articule autour du rapport entre l'individu et son environnement. Le voyage entre deux cultures, la recherche identitaire, les interzones et les frontières sont des thématiques récurrentes tout au long de ses créations.


LE PROJET & LE CONTEXTE PAR RAPPORT A IPM

Tremplin 09 © Pauliina Salminen - 25 Ko

Tremplin 09 © Pauliina Salminen

Le centre social occupe une place centrale sur le territoire du 14ème arrondissement Ses valeurs principales ; dire , habiter et agir place l’habitant au centre de ses préoccupations en favorisant échanges, participation et implication sur des projets spécifiques liés au territoire. Territoire dont les diagnostics successifs témoignent d’une grande mixité en terme de populations, de parcours de vie. Tous les projets mis en place par le centre social relèvent de ces questionnements liés à cette articulation entre territoire et des identités qui le constituent.

Ce projet de "histoire de…" s’appuie sur une problématique récurrente et longtemps questionnée à savoir celle de la transmission. Que transmettre, comment, pourquoi ? Pour beaucoup cette transmission se heurte parfois à un parcours personnel particulier (migration, exils,…) ainsi qu’à une difficulté de l’ exprimer. Le premier livret de vie réalisé avec l’artiste Emmanuelle Bentz, a permis cette parole par le prisme de la photographie et du texte.

Nous souhaitons poursuivre cette démarche avec l’intervention de l’artiste Pauliina Salminen, qui connaît bien le quartier et les habitants pour avoir travaillé durant 6 mois sur le projet tremplins (voir annexes). A travers les lieux et les objets, référents de souvenirs, d’une mémoire personnelle ou collective (Maison Blanche, bâtiment sur lequel nous travaillons régulièrement abrite une population majoritairement comorienne par exemple) , la transmission se fait plus concrète, facilitée car n’aborde par directement le sentiment, le mot qu’il est parfois difficile de rendre compte. Par le prisme de la vidéo, de la photo, et de la manière d’aborder ce sujet, c’est aussi une manière pour le parent de témoigner à son enfant, des sensations, des lieux des images que ce dernier peut se réapproprier par la rêverie, le fantasme . il semble important que dans une société de plus en plus individualiste et virtuelle, les valeurs, les souvenirs, le vécu des aïeux prennent davantage de place, par un dialogue, un échange, une écoute. Un partage intergénérationnel, dans l’idée de donner, de recevoir, avec parfois un cadre très différent (contexte économique, pays différent, ) qui peut faire figure de rupture symbolique entre les deux parties. Or la culture dépasse souvent ce simple contexte et il semble primordial de déployer cette dernière comme un cadre fédérateur.

Le centre social est aussi un lieu physique où toutes sorte de personnes se croisent, se côtoient, et se rejoignent sur des pratiques communes. La diversité et la richesse des secteurs (culture, jeune, emploi, ALSH, point accueil étranger, alphabétisation…) font du centre une étape, un port d’attache à tous ces parcours. Les questions de l’identité, des parcours et de la mémoire, qu’elle soit individuelle ou collective font partie intégrante de la plupart de nos projets. Pour cette raison, l’exposition de l’œuvre réalisée comme habillage lors de l’inauguration du centre social est une manière pour nous d’inscrire les valeurs portées : voilà ce que nous avons à vous transmettre… nos valeurs, nos projets, vos parcours…

Le projet s’inscrit dans la ligne du projet précédent, "A laisser et à prendre" (projet tremplins09), sur la thématique les délaissés et mené avec un groupe de femmes.  Par l’intermédiaire d’objets abandonnés et des lieux délaissés du quartier, l’artiste a pu croiser plusieurs portraits, de morceaux de vie des habitantes (un lieu, un mari, un crayon délaissés), puis les lieux abandonnés étaient également réinvestis par des actions ponctuelles (salon de thé improvisé, danse, séquence de film d’action...). Cela a donné lieu à une installation vidéo, qui a été par la suite projetée sur la façade même du bâtiment Maison Blanche, au Canet pour les journées du patrimoine.

Pour ce projet IPM qui nous concerne, le thème la transmission sera au cœur de la démarche et sera un prolongement du projet précédent : le dispositif s’articulera autour de la transmission du savoir, des souvenirs et des histoires, justement à travers des objets et des lieux (sans qu'il agisse cette fois ci de choses délaissées).

Les parents pensent à un objet dont ils sont attachés (ou possédant une histoire particulière) et qu'il veulent transmettre à l'enfant. Ils transforment le simple objet en partageant avec l'enfant des souvenirs et des émotions qui y sont liés.
Procédé identique avec un lieu : un parent décide de raconter à l'enfant quelque chose qu'on ne voit plus, qui peut  faire partie de l'histoire proche de cet endroit ou du vécu personnel du l'adulte en lien avec ce lieu.

Le travail avec les enfants  suivrait le même dispositif que celui proposé pour les parents ( à travers l’objet et le lieu) mais prendrait davantage appui sur le centre social. Centre identifié par les enfants, qui le fréquentent par le biais de l’ALSH  ou d’actions liées  à l’accompagnement à la scolarité, et qui en fait un lieu privilégié pour eux, et dans une pratique qui diffère  de celle de leurs parents.

Après le temps de partage, de mise en commun, pour le rendu final, l'idée serait de filmer ou de prendre en photo : d'une part, l'objet dans la main de l'adulte puis dans la main de l'enfant, d'autre part l'adulte dans le lieu en question puis l'enfant dans le même endroit. Et vice versa.

Pour l'instant il s’agirait d’images fixes et textes, faisant partie d'une publication, d'un livret justement : les deux photos seraient liées par des petits chemins composés du texte :  le coté invisible de l'objet ou du lieu raconté par le parent. Ce serait donc le récit qui relie le parent et l'enfant, et qui permet à l'enfant de mieux connaître l'objet ou le lieu et donc de s'en approprier.
Ce livret est pensé comme quelque chose de graphique et sobre qui pourrait être très beau.
Parallèlement une œuvre audiovisuelle composée des voix et des images lui ferait écho.
Pour la réalisation, il est envisageable que les participantes réalisent elles-mêmes les prises de vue.

L’habillage du centre social lors de son inauguration :
L’habillage du centre s’appuiera sur la réalisation graphique du livret mais ajusté selon d’autres critères de production. Ces images-texte seront imprimés sur bâches (6 bâches 3x2 mètres) et visibles depuis l’extérieur. Une installation vidéo reprenant les travaux de Pauliina Salminen (A laisser et prendre et travail sur la transmission ) sera également exposée dans l’enceinte du bâtiment lors de l’inauguration.

Objectifs :
- Faciliter la transmission entre parents et enfants.
- Valoriser les trajectoires familiales.
- Ouvrir des espaces de créations intergénérationnels.
- Soutenir l’expression artistique.
- Fédérer autour de la création d’un projet commun.

Fonctionnement :
- Public : entre 8 et 12 familles
- 24 ateliers : 12 en direction des parents et 12 en direction des enfants. Ces derniers seront menés parallèlement avec des rencontres organisées pour échanger sur l’avancement des travaux.
Cette approche s’appuie sur l’intervention de l’artiste Pauliina Salminen qui mènera les ateliers et réalisera l’œuvre finale.


L'AGENDA

Le Canet © Pauliina Salminen - 30 Ko

Le Canet © Pauliina Salminen

Novembre 2010 - Avril 2011 :
24 ateliers proposés par l'artiste Pauliina Salminen avec 8 familles (12 ateliers pour les parents, 12 ateliers avec les enfants).

Mai 2011 :
Première monstration de l'œuvre lors de l'inauguration du centre social.


LES CONTACTS

Centre Social Familial Saint Gabriel
Secteur culturel
12 rue Richard
BP 103
13307 Marseille cedex 14
T. 04 91 67 32 03
F. 04 91 98 77 14
www.centresocial-stgabriel.org
http://pauliina.salminen.over-blog.com


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