Les héritages culturels régionaux via les formes artistiques

Les héritages culturels régionaux via les formes artistiques
Le(s) pas comme un(s) - 5.5 Ko

Projets 2009

Traversée(s) Nomade(s) - Marseille [ Spectacle vivant - Théâtre ]

Le(s) pas comme un(s)

L'AUTEUR

Créée en 2006, la Compagnie Traversée(s) nomade(s) propose des espaces de recherches, d’expériences, de questionnements, de créations où se croisent des artistes d’ici et d’ailleurs, qu’ils viennent de l’univers du théâtre, de la danse, de la musique, de la photographie, de la vidéo. Les propositions sont toujours en lien et nourries de la parole des gens qu’elle croise, pour des aventures et des créations, une écriture, où se frottent l’artistique et l’humain. Depuis sa création, elle travaille notamment sur des projets avec, et/ou pour, les adolescents, que ce soit au sein d’ateliers, d’espaces de recherche ou pour des créations mises en scène à partir de leurs mots avec des comédiens professionnels.
Karine Fourcy, comédienne et metteur en scène au sein de la compagnie mène depuis dix ans une recherche avec le public adolescent pour des moments de chantiers ou d’ateliers donnant parfois lieu à des mises en espaces avec ce public. Elle monte également des créations à partir de rencontre, d"expériences, menées avec les adolescents et qu’elle met en scène avec des comédiens. En 2007, elle rencontre la Cité, maison de théâtre, elle-même sur un projet de création autour de l’adolescence. En tant que comédienne, elle interprète Marion, une adolescente, dans leur création "Nous ne nous étions jamais rencontré". En 2008, elle met en scène avec deux comédiens, "Correspondances", à partir de lettres échangées entre adolescents issus de milieux différents et fréquentant les uns, un lycée d’enseignement général, les autres, un lycée d’enseignement professionnel. Un projet monté en partenariat avec la compagnie Traversée(s) nomade(s) et la Cité, maison de théâtre. En 2009, elle met en scène également avec deux comédiens "Correspondances2", à partir d’échanges entre 40 lycéens de 4 établissements différents à Marseille, de paroles de professeurs, de recherche sur les différents espaces scolaires.  Là, se prolonge sa recherche sur l’adolescence, l’état adolescent, la différence, l’altérité, le lien.
Début 2009, souhaitant pousser sa réflexion avec ce public, elle met en place et dirige un groupe de recherche constitué d'adolescents, 'Le(s) pas comme un(s)'. Ce projet s’inscrit en parfaite cohérence avec sa recherche artistique et la démarche de la compagnie.
Il est soutenu par La Cité, maison de théâtre avec qui elle est en lien depuis 2007.


L'OEUVRE

En 2009, souhaitant pousser sa réflexion avec le public adolescent, Karine Fourcy convie un groupe à qui elle demande de faire le choix de l’engagement. Ainsi, elle met en place "Le(s) pas comme un(s)", un groupe constitué d’adolescents issus d’horizons différents, de quartiers différents de la ville de Marseille. Pour garantir la pluralité de la parole et du regard porté sur.
Il s’agit, là, de se mettre en recherche et d’emmener ces jeunes gens, qu’on nomme communément "adolescents", dans une aventure artistique et humaine, qui met en jeu et en question l’être humain en devenir qu’ils sont et le monde dans lequel ils voudraient vivre.  Une aventure dans laquelle elle leur demande de s’investir pleinement. Dans la recherche, dans la parole, sur le temps.
Avec eux, elle choisit de s’interroger sur le regard qu’ils portent sur les adultes et ainsi sur la société, le monde.
Quels regards ont-ils sur ce monde d’adultes dans lequel ils grandissent ? Qu’ont-ils à en dire ? Qu’ont-ils à nous dire ? Comment le vivent-ils ce monde ? Comment le rêvent-ils aussi ? Quels sont leurs espaces de liberté ? Qu’est ce qui les met en colère, qui les rend heureux, qu’est ce qu’ils n’osent pas faire ou dire, qu’est ce qui les choque, mais aussi quels sont les enfants qu’ils sont encore, et quels adultes en devenir ? Etc..
Tenter de creuser par delà les idées préconçues, les clichés de l’adolescence, les simples coups de gueule, les revendications, etc….  Travailler avec des individualités, des différences tout en proposant un espace collectif, une parole commune. Il s'agit là de découvrir ce qu’ils sont, eux, dans leurs rapports intimes avec ce monde qu’ils remettent souvent en question. Quelles différences, aussi, de regards, selon leurs milieux ? Est-ce que cela change quelque chose ?
Etre des chercheurs... Se laisser le temps de la recherche, de l’expérimentation, de l’imagination. Dans cet espace-là du théâtre. En parallèle, ou en creux, d’un monde qui leur (nous) demande d’être efficaces et d’aller vite.
Ils travaillent à La Cité, maison de théâtre mais aussi dans les murs du lycée Périer, du lycée Saint Joseph les Maristes, à la Maison des familles du 14ème arrondissement, à La Friche Belle de Mai et à l’extérieur, dans différents endroits de la ville.
Leur ouvrir l’espace du théâtre pour qu’ils y expérimentent ensemble, s’y questionnent ensemble, y imaginent ensemble, y créent ensemble, s’y perturbent ensemble....
Un travail qui se construit sur le long cours, à partir de leurs mots, de leurs écritures, de leurs regards, de leurs questions, de leurs imaginaires, de leurs propositions
Des temps de recherches, de questionnements, d’échanges, de discussions, d’interviews mais aussi d’expérimentations en plateau, d’improvisations pour favoriser l’émergence d'une parole singulière. Les interroger, se mettre en écoute de ce qu'ils ont à dire, pour aller vers l'écriture d'un texte. Un texte qui s'écrira à partir de leurs mots.
Toutes les matières que Karine Fourcy récolte pendant la phase de recherche vont nourrir son écriture. Dans cette phase elle travaille à partir de montages, construit des scènes, des dialogues, des monologues, elle sélectionne, réécrit pour trouver un rythme, une poésie scandée. Mais sans pour autant détourner la parole des jeunes gens. Plutôt pour la mettre en valeur, en faire entendre le propos et le sens, dans une écriture poétique.
Elle fait également le choix que cette parole soit portée par les adolescents - leurs voix, leurs corps, leurs énergies - pour en goûter toute la force et le jaillissement. Là. Dans l'espace du plateau.
Une parole poétique, riche de chaque individualité, mais aussi de la diversité, de la mixité sociale et culturelle.
"Une parole adolescente portée par des adolescents au travers d’un geste artistique. Une parole pensée. Saisie. Ni dénaturée. Ni captée".

Un vidéaste et un photographe suivent le processus de création et travaillent en collaboration avec la metteur en scène. En vidéo, pour la réalisation d’une série de courts métrages racontant l’expérience singulière de ce groupe ; en photo, pour une exposition.


LE CONTEXTE PAR RAPPORT A IPM

Ce projet favorise la construction du vivre ensemble avec les richesses, les individualités de chacun. Au départ, ces adolescents ne se connaissent pas et ils font ensemble, en questionnements et en tâtonnements, l’expérience d’une parole à donner, la leur, au travers d’un geste artistique qui va se confronter à un public et qu’ils porteront eux même sur scène.
Ils sont issus de cultures et de milieux sociaux différents. Ils vivent tous à Marseille mais dans des quartiers différents, au nord et au sud (4ème, 5ème, 6ème, 8ème, 9ème, 10ème, 12ème, 13ème, 14ème, 15ème). Ils se rencontrent peu, si ce n’est souvent dans la confrontation violente. Chacun porte en lui le témoignage de là d’où il vient. Enfants d’aujourd’hui et adultes de demain, ils sont les vecteurs de la mixité sociale et culturelle.
Se rencontrer, dire de soi, confronter leurs différences sur le plateau, leurs ressemblances aussi, confronter leur regard au monde, évoluer ensemble. Une démarche de création qui est une expérience riche pour chaque adolescent auteur/acteur mais aussi pour le public qui reçoit cette parole notamment pour le public adolescent.
Entendre ce qu’ils ont à nous dire là dans l’espace du plateau. Qu’avons-nous à y découvrir. D’eux. De nous. De leur regard sur nous, les adultes. Partir d’eux. Parler d’eux. Parler avec eux. Tenter aussi de comprendre qui ils sont. Tenter d’être avec et au plus près.
Karine Fourcy, metteur en scène, dirige ces adolescents et les invite à la co-création d’une parole qui sera portée sur scène.
Un travail sur l’être, sur la relation à l’autre, l’altérité donc, sur la différence, sur le décloisonnement, sur la mise en parole d’un espace commun. Un travail aussi qui permet de remettre en question les préjugés de chacun de l’intérieur en les questionnant mais aussi de l’extérieur par la portée de cette parole et par le fait qu’ils la portent eux même sur scène.
Un projet, une parole que nous aimerions en voyage dans la ville de Marseille, dans les quartiers dans les établissements, mais aussi ailleurs.


L'AGENDA

La phase de la recherche
- Depuis le début de l’année 2009 : Phase de recherche (les jeunes gens, partie prenante du projet se sont mis en recherche, plusieurs samedis par mois et pendant chaque vacances scolaires, dans l’espace du théâtre mais aussi dans la ville).
- 9 et 10 juillet 2009 à La Cité, maison de théâtre devant un public d’adolescents et d’adultes : présentation de la première étape de recherche, ce qui a permis de tenter des premiers choix et d’échanger avec le public.

Diffusion
- Du 21 au 24 avril 2010 : Présentation à la Cité, Maison de théâtre (Marseille) dans le cadre de manifestations autour de la jeunesse.
- Du 30 septembre au 2 octobre 2010 : Reprise de la création à La Cité, Maison de théâtre (Marseille).


LES CONTACTS

TRAVERSEE(S) NOMADE(S)
La Maison Jaune Grino
Avenue Alexis Breysse
13009 Marseille
M. 06 98 76 88 66
traversees.nomades@gmail.com


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