Les héritages culturels régionaux via les formes artistiques

Les héritages culturels régionaux via les formes artistiques
Hôtel de l'avenir - 5.5 Ko

Projets 2001

CIRCUIT COURT - Marseille [ Audiovisuel ]

Hôtel de l'avenir

L'AUTEUR

Créé en 1991, l'association Circuit Court est un réseau de diffusion oeuvrant pour un cinéma différent. Les 3 pôles d'activités de l'association sont : la diffusion, la création et la numérisation.
Nous avons déjà réalisé plusieurs films dont la portée est désormais reconnue par des spécialistes tant dans le domaine de l'histoire que dans la recherche esthétique et formelle du cinéma.
On se souvient de Circuit Court avec "les films sans qualité", diffusés en 1992, à l'espace Confluence et à la fondation Cartier à Paris : micro-histoires insignifiantes et souvent drôles, filmées sans aucun professionnalisme.
"Mémoire d'Outremer" a donné lieu à une expérience de patrimoine intégré au sein de la population : ce film a été réalisé à partir d'images inédites et d'archives familiales filmées dans les colonies, soulevant ainsi des débats sur l'histoire coloniale.
Claude Bossion, co-fondateur de l'association, récupère tout film de famille, tout commentaire ou témoignage quel qu'il soit, et poursuit ainsi sa recherche d'inédits avec un premier film, "Chronique Urbaine", qui s'intéresse aux mutations urbaines dans les quartiers nord de Marseille.
À partir d'archives familiales, il s'agit de raconter l'histoire des 15ème et 16ème arrondissements, en établissant des passerelles avec le présent et les projets en cours sur ces sites.
Nous travaillons également sur le projet cinememoire.net : cinémathèque virtuelle des films de famille, d'artistes et d'amateur consultable sur internet qui permettra la mise en valeur du patrimoine culturel.

Claude Bossion
Né à Pertuis en 1963, il étudie la sociologie et le cinéma avec Dominique Noguez, Annie Comolli et Jean Douchet.
Co-fondateur en 1991 de Circuit Court, il se consacre dès lors à la création. C'est d'abord le concept des "films sans qualité" qui prime dans ce que l'on serait tenté d'appeler son "esthétique passive". Il réalise alors de nombreux films courts en Super 8.
Après cette première période, il se découvre une passion pour les inédits de famille et amateurs. Il récupère ces films abandonnés et les fait archiver et numériser. De cette matière, il réalise des performances, des installations et des films qui prennent la forme d‘une enquête ou d'une anthropologie de la banalité.


L'OEUVRE

© C.Bossion 2001 - 19 Ko

© C.Bossion 2001

Derrière la façade noircie de l'hôtel de l'Avenir, des hommes sont venus chercher du travail et racontent. Certains vivent leurs premiers jours sur le sol français à Marseille, d'autres, plus âgés sont installés depuis plusieurs années dans le quartier Belsunce.
Le réalisateur propose une immersion dans cet hôtel afin de partager le quotidien des habitants : leurs craintes face à une culture qu'ils ne connaissent pas, leurs espoirs d'une vie meilleure.

Le film abordera trois questions :
- l'histoire des hôtels bon marché de Belsunce,
- le parcours individuel du travailleur,
- le rapport intime à sa culture à travers la description d'un objet qui aura été ramené du pays, comme un morceau de ce pays.

Nous demanderons aux habitants ce qui les a poussé à partir. Qu'est-ce qu'ils attendent en venant travailler en France ? Est-ce qu'ils pensent s'installer là ?

Pour travailler sur la mémoire du parcours, nous nous appuierons sur deux objets qui composent la valise de l'arrivant : un objet qui sera choisi par le client de l'hôtel et un autre que nous choisirons. Nous parlerons librement de chaque objet, de ce qu'il évoque :
Qu'est-ce que cet objet qui est emporté dans l'exil ? Quel est son histoire ? D'où vient-il ? Qu'est-ce qu'il représente quand on est loin de son pays ?
L'objet sera filmé en gros plan, comme dans un écrin. Le personnage parlera comme il a envie de cet objet particulier qui contient un bout du pays, de la famille, de l'identité du travailleur.

Le réalisateur a choisi de s'immerger dans l'hôtel de l'Avenir et de rester sur place pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines.
Il va habiter l'hôtel en ne filmant pas tous les jours mais en habituant les habitants à sa propre présence et à celle de la caméra.
Les questions seront coupées au montage pour donner au spectateur l'impression d'assister à la vie de ces hommes sur le ton de la confidence et de l'intimité.
Le gérant de l'hôtel servira de traducteur pour pouvoir comprendre les habitants qui parlent dans leur langue.


LE CONTEXTE PAR RAPPORT A IPM

© C.Bossion 2001 - 11 Ko

© C.Bossion 2001

L'un des objectifs du film est de raconter l'histoire de ces vieux hôtels bon marché qui ont accueilli des centaines de personnes depuis des siècles à Marseille. Ils sont typiques du quartier Belsunce, un quartier qui a depuis longtemps hébergé des populations immigrées : italiens, grecs, arméniens, espagnols, maghrébins et plus récemment comoriens.

Aujourd'hui, cet accueil informel des gens qui ont été poussés à s'expatrier est menacé et peut être condamné à disparaître par les projets de réhabilitation du centre-ville.
Il s'agit aussi de donner une lisibilité aux parcours individuels de ces personnes immigrés en habitant pendant plusieurs jours avec eux et en faisant ressortir l'organisation sociale de ces communautés d'hommes à la fois endurcis par l'épreuve et fragilisés par leur arrivée dans un pays étranger.
Enfin, il nous semble important de raccrocher le récit à un récit intime entre un objet et un individu. La simple description de l'objet anodin nous fera rentrer dans l'imaginaire de la personne.

Le film proposera trois niveaux de lecture qui vont explorer l'imaginaire de l'immigration à travers une étude en coupe de l'hôtel de l'Avenir :
- La ville, l'histoire d'un quartier et de ses hôtels bon marché,
- l'histoire des individus, de leur parcours,
- la mémoire et ses symboles à travers un discours sur les objets que l'on a choisi d'emmener avec soi.


L'AGENDA

* janvier-février 2002 : recherche de documents, orientation des recherches :
- ADEUS Marseille : Enquête sur les isolés du centre ville - Ali Mekki - Directeur de recherche : Salvatore Condro.
- documentaire : Mémoire d'immigrés de Yamina Benguigui.
- travail photographique à Belsunce : Olivier de Sépibus - Bruit d'image.
- article de Abdelmalek Salfad sur l'immigration - le retour.
- L'absent - éd. Seuil.

* mars-avril 2002 : repérages, recherche d'un interprète et 1er travail avec lui.

* juin 2002 : tournage de la 1ère partie.

* décembre 2002 : 1er montage sous forme de rushs laissant la parole libre aux habitants.

* février 2003 : 2ème partie du tournage.

* septembre 2003 : diffusion jusqu'à la fin de l'année 2003.


LA FICHE TECHNIQUE

Durée : 52 min
Couleur
Disponibilité : dès septembre 2003
Format diffusion : tout format vidéo (VHS – DV – Bétacam)
Pour tout renseignement complémentaire, contacter le distributeur, Circuit Court.


LES CONTACTS ET LES MENTIONS DE COPYRIGHT

L'Hôtel de l'Avenir – réalisation Claude Bossion

Association Circuit Court
11 rue du Commandant Mages
13001 Marseille
T./F. 04 91 62 46 30
contact@circuitcourt-marseille.org
www.circuit-court.org


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