Les héritages culturels régionaux via les formes artistiques

Les héritages culturels régionaux via les formes artistiques
La mort d'une voiture - 5.4 Ko

Projets 2004

OSTINATO PRODUCTION - Paris/Toulon [ Audiovisuel ]

La mort d'une voiture

LES AUTEURS

© Ostinato Production - 11 Ko

© Ostinato Production

Constituée en 1999 autour de Virginie Bonneau, productrice et Rémi Roy, administrateur de production, rejoints en mars 2003 par Guillaume de la Boulaye, Ostinato est une société dont l’activité principale est la production de films de courts métrages avec pour vocation la production de longs métrages.

"La mort d’une voiture" a été écrit et réalisé par Elise Vigier et Bruno Geslin.

Elise Vigier : née en 1973, membre fondateur du Théâtre des Lucioles depuis sa création en juin 1994 (Collectif d’acteurs) au sein de laquelle elle met en scène et est actrice. Elle met en scène "L’innondation" d’après Evguéni Zamiatine –adaptation de Leslie Kaplan- ainsi que "Copi – Un portrait" en collaboration avec Pierre Maillet et Marcial Di Fonzo Bo, en 2001.
En 2002, elle met en scène "Duetto", une adaptation des textes de Rodrigo Garcia, avec Frédérique Loliée.
Elise Vigier a par ailleurs joué dans de nombreuses pièces de théâtres mises en scène au Théâtre des Lucioles.

Bruno Geslin : né en 1970, metteur en scène et vidéaste au sein de la Compagnie Le Théâtre des Lucioles depuis 1998. A réalisé un film sur la reprise de "Copi, un portrait" au Festival d'Automne de Madrid.
En 2000, il travaille successivement sur deux films vidéo intégrés aux spectacles "Igor" mis en scène par Pierre Maillet et "L'Inondation" mis en scène par Elise Vigier.
En mai 2001, il collabore à la mise en scène de Marcial Di Fonzo Bo sur "Eva Peron" de Copi (Santiago du Chili) et réalise parallèlement un journal vidéo sur la création.
En 2002, il réalise les images de "L'Excès-L’Usine" mis en scène par Marcial Di Fonzo Bo et en 2003, les images de "Les ordures, la ville et la mort" de R.W. Fassbinder, mis en scène par Pierre Maillet.
En 2003, Bruno Geslin co-écrit avec Élise Vigier "La Mort d’une Voiture".
"Mes jambes, si vous saviez, qu’elle fumée…" sa dernière mise en scène, conçue à partir de l’œuvre photographique de Pierre Molinier, sera jouée en novembre 2004 au Théâtre de la Bastille, dans le cadre du Festival d’automne, puis en tournée.


L'OEUVRE

© Ostinato Production - 11 Ko

© Ostinato Production

"La mort d’une voiture" est l’histoire d’Emile, jeune homme de 30 ans, fils d’exilé juif, qui à la mort de son père, va traverser la France en voiture pour aller rejoindre Kader, ce frère caché, qui est garagiste dans le Nord de la France.

Le film nous donne à voir le chemin essentiel à parcourir, du deuil des pères, jusqu’à la reconstruction identitaire, de la nouvelle génération, celle de l’intégration et du partage.

Les auteurs ont su nous enthousiasmer en traitant ce sujet sous la forme d’un parcours initiatique à la fois décalé et poétique.

Le film prend ancrage dans une grande ville portuaire du Sud de la France, Toulon, face à l’Algérie, le pays du père d’Emile. Ce dernier, vieux juif séfarade, marié à une femme juive ashkénaze, ne pouvait venir vivre et mourir que dans cette ville. Elle regroupe en son sein la diversité culturelle et architecturale illustrant son parcours. Elle est le décor inconscient du film. Elle révèle tout ce que n’a jamais dit cet homme : son parcours, sa mémoire.

Elise Vigier, comédienne, metteur en scène et Bruno Geslin, vidéaste, issus tous deux de la Compagnie du théâtre des Lucioles, travaillent ensemble depuis maintenant trois ans et se connaissent bien.
L’expérience de cette co-réalisation est pour eux la continuité du travail déjà engagé au théâtre des Lucioles.

Concernant le casting, la personnalité et l’enthousiasme des comédiens choisis, tous issus de ce collectif ; Pierre Maillet, Marcial Difonzo Bo, Mélanie Leray, Marc Bertin… sont autant d’atouts qui donnent une interprétation foisonnante et touchante des personnages.
Et il est effectivement rare, dans le court-métrage, d’avoir à faire à de vrais directeurs d’acteurs.


LE CONTEXTE PAR RAPPORT A IPM

© Ostinato Production - 13 Ko

© Ostinato Production

Dans la période que nous vivons actuellement, la situation au Proche-Orient, l’incapacité de paix et la violence des pères politiques Sharon et Arafat, ainsi que l’acharnement des médias qui relatent bien trop souvent l’horreur et l’impossible, face à cela, tout homme ou femme d’identité ou d’origine Juive ou Arabe est obligé de s’interroger.

A travers ce projet, le film veut parler de la rencontre possible entre ces deux peuples, de la richesse et de la complexité de cet héritage.

Issue moi-même d’un métissage, je sais que chaque jour des gens y travaillent, dans nos lieux de vie, dans nos écoles, dans nos bars et que la parole, cette mémoire se transmet et circule, ne nous renvoyant pas sans cesse dos-à-dos, ce qui devient insupportable.

Pour s’intégrer en France, toute une génération d’exilés, qu’ils soient Juifs ou Arabes, ont cru devoir se taire sur leur histoire et le pays dont ils venaient. Ainsi les générations suivantes se sont retrouvées avec un manque de connaissances sur leurs origines.

Dans le film, le père d’Emile en quittant l’Algérie, a rompu avec une part de sa mémoire, il a tout de même laissé à ses enfants une lettre avant de mourir. Emile, en faisant le voyage que lui propose son père, va imaginer et donc de réapproprier ce bout d’histoire qu’il ne connais pas.

La ville d’où part Emile, Toulon, est un port militaire sur le bassin méditerranéen, où toutes les populations vivent les unes à côté des autres. Cette ville porte en ses murs tous les non-dits de l’Histoire et engendre des tensions entre les différentes communautés, entre lesquelles se glisse le Front National.
Roubaix, ville où Emile arrive, est aussi une ville de l’immigration, où plusieurs générations de maghrébins ont installé à l’intérieur de l’architecture du Nord, des enseignes colorées, des boucheries Halal, des cafés se nommant « Le petit Babylone », ils ont inventé un petit Sud dans le Nord.

Ce sont toutes ces contradictions qui habitent et hantent ces villes qui m’intéressent.

Au bout de ce voyage, Emile va retrouver son frère Kader.

Ils se retrouvent dans un garage, lieu de la réparation et à travers la voiture que leur père leur a laissée, Emile et Kader vont se rencontrer, se connaître, se reconnaître dans leur différence et accepter de partager leur histoire.
Après avoir enterré leur père (la voiture), ils décident de construire ensemble une nouvelle histoire.

Face aussi à l’inévitable certitude qu’un jour il faudra intégrer le monde des morts, ils décident d’intégrer le monde des vivants et du métissage.


L'AGENDA

© Ostinato Production - 23 Ko

© Ostinato Production

• début juillet 2004 : tournage.
•  septembre/octobre 2004 : montage/post-production.
• novembre 2004 : sortie du film.
• 15 février 2005 : projection exceptionnelle du film "La mort d'une voiture" d'Elise Vigier et Bruno Geslin (36') en présence de toute l'équipe du film, dans le cadre des "Soirées Fuji"
Au Cinéma des Cinéastes (7 avenue de Clichy - 75017 Paris).
• 24 septembre 2005 : projection dans le cadre des Cosmophonies 2005 "Identités, Parcours & Mémoire"
Au Café Julien (39 cours julien - 13006 Marseille)
• 26 avril 2006 : Projection dans le cadre de la soirée "Carte Blanche à Périphérie"
Au Ciné 104 (104 avenue Jean Lolive 93500 Pantin - 01 48 46 95 47


LA FICHE TECHNIQUE

© Ostinato Production - 11 Ko

© Ostinato Production

* Titre : La mort d’une voiture
* Réalisation : Elise Vigier et Bruno Geslin
* Scénario : Elise Vigier et Bruno Geslin
* Image : Gilles Piquard
* Son : Teddy Degouys
* Montage : Amélie Deguys
* Régie : Philippe Tricard
* Interprétation : Pierre Maillet (Emile), Rachid Zanoud (Kader), Marcial Difonzo Bo (Luis), Mélanie Leray (Anna)
* Durée : 36 minutes
* Format de production : Super 16 mm
* Langue originale : Français
* Synopsis : A la mort de leur père, Emile et Anna apprennent l’existence d’un demi-frère, garagiste dans le Nord.
Leur père leur a laissé une lettre : il désire que ses enfants fassent le voyage jusqu’à lui dans sa voiture, une Mercedes.
* Production : Ostinato Production
* Productrice : Virginie Bonneau
* Directeur de Production : Fédéric Aublé
* Partenaires : Conseil Régional Paca, Drac Paca, Conseil Régional CCRAV


LES CONTACTS

Ostinato Production
Virginie Bonneau
28 Rue Bouvier
75011 Paris
T. 01 48 01 00 10
F. 01 48 01 00 11
ostinato@ostinatoproduction.com
http://ostinatoproduction.free.fr


Mémoire de quartier, histoires d’habitants
D'un seuil à l'autre [Perspective sur une chambre avec ses habitants]
6 enfances
Premières fois... Parois d'Héliotropes
Hip Hop Social Club
Talet el ghorba
Déliés, une descendance algérienne
La mort d'une voiture
Echappées d'être(s)
Avec l'expression de ma Kabylie distinguée

Accueil | Présentation | Projets | Catalogue | Actualité | Médiathèque | Portraits | Ressources | Séminaire | Liens | Contacts | Mentions légales