Les héritages culturels régionaux via les formes artistiques

Les héritages culturels régionaux via les formes artistiques
Regards d'adolescents sur la Shoah - 5.0 Ko

Projets 2005

MÉRIDIENS - Aubagne [ Audiovisuel ]

Regards d'adolescents sur la Shoah

L'AUTEUR

:: Projet initialement dénommé De l'inhumain à l'humain ::

Olivier Foucher étudie à la faculté Image et Son d’Aubagne de 1999 à 2002. Au cours de l’année de maîtrise, il rédige un mémoire sur l’écriture documentaire adapté au multimédia.
Il rencontre de manière fortuite Thierry Charieau, professeur d’histoire au collège Lakanal d’Aubagne. Ce dernier organise une exposition en 2001 au sein du collège sur la seconde guerre mondiale à travers des objets d’époque.

Suite à cette exposition, des résistants et des déportés de la région le contactent. S’en suit alors une série de témoignages filmés, par Olivier Foucher. Ces entretiens constituent alors la base de la partie pratique de son mémoire de maîtrise.
Thierry Charieau organise également au cours de cette année des rencontres avec des déportés et des résistants dans ces classes de troisième. Ces rencontres sont également filmées. Il part également faire la visite avec une de ces classes du camp des Milles près d’Aix-en-Provence.

En février 2002, Thierry Charieau organise une nouvelle exposition cette fois-ci au CRDP (Centre Régional de Documentation Pédagogique) à Marseille. Olivier Foucher présente alors dans l’exposition une série de films courts sur les témoignages enregistrés l’année précédente.
Remarqué par cette exposition, Thierry Charieau est alors invité par la communauté juive de Marseille à participer à un voyage à Auschwitz-Birkenau. Olivier Foucher se joint également à ce voyage. C’est la première fois qu’ils se rendent sur les lieux.

Courant 2003, Thierry Charieau souhaite organiser au courant de l’année 2004, un voyage scolaire qui associerait la visite du camp d’Auschwirtz-Birkenau aux centres de pouvoirs de l’Allemagne nazie, Berlin et Nuremberg. Il souhaite alors qu’Olivier Foucher filme ce voyage.
En octobre 2003, le voyage est accepté par l’ensemble des partenaires du collège. Le projet débute alors en décembre 2003.


 

L'OEUVRE

© Thomas Roussillon 2004 - 19 Ko

© Thomas Roussillon 2004

Le film De l'inhumain à l'humain montre le parcours sur plusieurs mois d’adolescents de quinze ans confrontés à la réalité des camps de la mort. Ils nous livrent avant, puis après ce voyage, leurs réflexions, leurs doutes, et leurs interrogations sur la société qui les entoure.

Avec Vivette Baharlia rescapée du camp d’Auschwitz-Birkenau venant témoigner auprès des adolescents, nous découvrons une personne attachante, passionnée, investie d’une mission, celle de transmettre son expérience au nom de tous ceux qui n’ont pas eu la chance de revenir.

La plupart des adolescents sont touchés par ce témoignage, mais ils ne comprennent pas encore l’utilité du voyage. Certains se distinguent comme Jean-Karim, jeune adolescent d’origine maghrébine, confronté de manière systématique au racisme dans son quotidien. Nous découvrons également Anaïs, jeune adolescente à la sensibilité à fleur de peau, comprenant trop bien le monde, qui l’entoure, mais ne sachant pas par quel bout le prendre.

Le film s’attache à montrer les deux moments clés du voyage : Auschwitz-Birkenau, lieu de mort, et la maison d’Izieu, refuge, protection et havre de paix.
A Auschwitz-Birkenau, les élèves prennent la pleine mesure de l’horreur, en étant confrontés de manière directe aux lieux. Thomas Roussillon, le photographe qui nous suit pendant le voyage, parvient ce jour-là, à capter leur regard. Ces portraits sont interrogatifs, nous pose une question : dans quel état d’esprit sont-ils à ce moment-là ?

Le voyage se termine à Izieu près de Lyon, où des jeunes enfants juifs furent recueillis pendant une année entre 43 et 44, puis dénoncés et déportés pour la plupart à Auschwitz-Birkenau. Anaïs, ce jour-là s’éloigne un peu du groupe, et souhaite se retrouver seul, faire le point. D’autres pleurent. Nous assistons alors à de véritables prises de conscience.

Quelques mois plus tard, à partir des photographies, nous allons à la rencontre des familles des adolescents dont nous avons fait le portrait.

Jean-Karim et sa mère ont beaucoup parlé du voyage. Celle-ci nous fait partager ses nouvelles interrogations sur la société qui l’entoure, et ne comprend pas pourquoi aujourd’hui elle se sent étrangère dans son propre pays.
Anaïs et sa mère se comprennent mieux. Anaïs a trouvé enfin un sens à sa vie, s’investit désormais au sein d’une association, et milite.

Une dernière rencontre est organisée entre Madame Baharlia, Anaïs et Jean-Karim. Il s’agit alors de confronter leurs expériences différentes du même lieu. Madame Baharlia est heureuse de confronter ses impressions. Nos deux adolescents sont impressionnés par son recul, sa sagesse et son absence de haine. Un véritable lien se tisse entre nos trois protagonistes, comme une certaine fraternité.


LE CONTEXTE PAR RAPPORT A IPM

© Thomas Roussillon 2004 - 20 Ko

© Thomas Roussillon 2004

En 2005 a eu lieu le soixantième anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale. Depuis plus de vingt ans, des rescapés des camps de la mort viennent témoigner de leur déportation dans les collèges et les lycées. Face à une nouvelle montée de l’antisémitisme en France ces dernières années, Ils se posent à nouveau des questions sur leur action.

Comment transmettre cette expérience tragique auprès des jeunes générations ? Comment leur faire comprendre l’extrême nécessité de ce passage de témoin ? Que restent-ils de ces témoignages? Que ressentent ces adolescents ? Que comprennent-ils ?

Le film De l'inhumain à l'humain tente de répondre à ces questions, en allant pendant plusieurs mois à la rencontre d’adolescents de quinze ans de la ville d’Aubagne.

Ce film parle de mémoire, de transmission, mais pas à un niveau général et historique, mais au niveau de l’être humain. Nous partons tout d’abord à la rencontre de ces témoins pour comprendre leurs motivations et leur engagement. Puis nous nous attachons à capter les regards de ces adolescents découvrant les camps, ainsi que leurs réflexions à chaud, ou quelques mois plus tard dans leur famille.

Il s’agit également de faire réfléchir le spectateur du film, sur l’histoire, sur la mémoire, sa transmission à travers le regard neuf d’adolescents. L’objectif enfin est de l’amener à dépasser l’aspect historique, et à réfléchir sur la société d’aujourd’hui à travers des thèmes comme la liberté, la tolérance, le droit à la différence, valeurs mises à mal depuis quelques années avec la recrudescence de certaines discriminations comme l’antisémitisme et la montée du communautarisme. En provoquant cette réflexion, ce débat chez les spectateurs, nous souhaitons les amener à réfléchir sur leur condition, sur la société et le monde qui les entourent.


L'AGENDA

- Janvier-mars 2004 : tournage du voyage et de la préparation au collège.

- Juillet 2004 : tournage dans les familles.

- Octobre 2004 : dernier tournage dans les familles, et dernière rencontre entre la rescapé d’Auschwitz et les adolescents.

- Août 2005 : interview rescapé de la maison d’Izieu, et retakes dans le camp d’Auschwitz-Birkenau.

- Septembre-novembre 2005 : montage/post-production.

- 27 janvier 2006 : Avant–première au théâtre Le Comedia à Aubagne du film :
De l'inumain à l'humain d’Olivier Foucher, en présence d’une partie de l’équipe et des différents acteurs du film : Madame Baharlia (rescapée du camp d’Auschwitz-Birkenau), les adolescents et leurs parents dans le cadre du 61ème anniversaire de l’arrivée des troupes soviétiques dans le camp d’Auschwitz.

- Novembre 2006 : projections-débats dans deux collèges dans le cadre du Festival d'Amiens.

- 13 novembre 2008 : projection-débat en présence du réalisateur au Festival RISC au CRDP à Marseille.

LA FICHE TECHNIQUE

Titre : De l'inhumain à l'humain
Réalisation : Olivier Foucher
Image : Mathieu Hoche, Thomas Roussillon, Benjamin Louet et Philippe Ayme
Photographie : Thomas Roussillon
Son : Cédric Genet, Sébastien Lebailly, Rémi Lafon et Olivier Foucher
Montage : Vanessa Bozza
Durée : 52 minutes
Format : DVCAM
Langue originale : Français
Synopsis : De l'inhumain à l'humain montre le parcours sur plusieurs mois d’adolescents de quinze ans confrontés à la réalité des camps de la mort. Ils nous livrent avant, puis après ce voyage, leurs réflexions, leurs doutes, et leurs interrogations sur la société qui les entoure.
Production : Association Méridiens
Président de l’association : Charles Valenza
Production exécutive : Christian Dès
Partenaires : Conseil Général des Bouches-du-Rhône, Drac-Paca, Fasild Paca.


LES CONTACTS

Associations Méridiens
6 rue Laget
13400 Aubagne
T. 04 42 18 92 10
F. 04 42 18 79 93
christian.des-alcime@wanadoo.fr

Olivier Foucher
78 rue de Paris
93 100 Montreuil
T. 06 08 78 14 13
ofoucher@wanadoo.fr

Thomas Roussillon
7 rue Labrouste
75015 Paris
T. 06 18 12 86 30
thomas.roussillon@free.fr


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