Les héritages culturels régionaux via les formes artistiques

Les héritages culturels régionaux via les formes artistiques
Marseille - Naples - 3.4 Ko

Projets 2005

CAFÉ VERRE - Marseille [ Edition ]

Marseille - Naples

L'AUTEUR

A Montredon, photographie de Claire Collin. - 6.8 Ko

A Montredon, photographie de Claire Collin.

café verre, association loi 1901 créé en 1997, a pour but : la création et la diffusion d’une publication documentaire et poétique sur la vie au quotidien à Marseille et l’organisation de toutes activités liées à cette publication.
Présidente : Liliane Giraudon. Trésorière : Céline Girard.

A ce jour, le groupe de travail est composé de Claire Collin(artiste plasticienne), Cécile Van den Avenne (enseignante chercheur en sociolinguistique), Claire Warren (auteure).

Vincent Bonnet et Laure Maternati en ont fait partie plusieurs années.

Depuis 1997, 18 numéros sont parus. café verre a reçu le soutien de la ville de Marseille (Direction Générale des Affaires Culturelles et Direction de la Vie Associative, la Politique de la ville (DSU Centre-Ville et Saint-Mauront), la Région (Aide aux revues), le Conseil Général, la DRAC/FASILD, et la mairie des 15/16émes arrondissements.

café verre est une publication bi-annuelle, d’environ 48 pages au sujet de la vie au quotidien à Marseille. Elle est constituée des documents que ses lecteurs nous envoient et de ceux que nous recueillons par le biais de collectes, d’entretiens, d’appels à participation et d’ateliers de création.

Nos intentions sont :

- Documenter Marseille à partir des regards, usages et expériences personnelles, parcours sensibles. Le principe de café verre est d’inviter chacun et chacune à produire de l’information à partir de là où il/elle habite. Nous cherchons à recueillir une information du «proche», à partir du quotidien, du non spectaculaire, ce qu’on vit ici et maintenant à Marseille. Il s’agit d’approcher cette ville, non pas dans sa « grande » histoire construite par le regard des experts ou hommes politiques, mais dans les petites histoires de celles et ceux qui y vivent. Donner lieu à des représentations singulières de la ville. Habiliter la ville à produire des images d’elle-même. Les pratiques de chacun en tant que connaissance de Marseille.

- Questionner les représentations de l’espace (comment «on» vit la ville), et les espaces de la représentation (l’imagerie officielle, média, publicité, images institutionnelles, discours, découpages administratifs…) Articuler les perceptions subjectives, les désirs de ville et les discours des instances économiques et politiques, les projets, les modèles, …Tramer ce qui se dit, se montre, avec ce qui se tait, se cache, ce qui est invisible, ce qui se pense sans se formuler, ce qui se partage finalement peu… Confronter le proche et le lointain.

- Mettre en regard ces points de vue qui révèlent la ville, intrinsèquement ou par leur mise en rapport. Pour chaque numéro, nous réalisons un montage à partir de l’idée d’un statut équivalent de tous les types de documents, graphique, photographique ou textuel. Nous les articulons afin de créer un ensemble hétérogène, lisible en tant que tel, dans lequel chaque ton trouve sa présence et sa place. Nous travaillons à une construction, un déroulement tel l’exploration d’un paysage : deux images côte à côte, un paysage et un papier trouvé, une photo et une phrase… Les éléments ne s’emboîtent pas comme les pièces d’un puzzle : il y a du jeu. A chacun de jouer. Le montage ne délivre pas un discours ni un message unique et n’a pas pour fonction de sécuriser du sens. Il tend à induire et dynamiser des compréhensions, des interprétations. Le travail graphique se fait de manière à poursuivre et incarner cette démarche.

Ces mises en regard, en parallèle, en perspective, créent des circulations en rendant publiques ces paroles urbaines sous la forme d’un objet imprimé qui se rediffuse dans la ville.


L'OEUVRE

Plan de Julien Contassot, réalisé au cours d'un atelier de Laure Thévenin à l'école Maurice Korsec en 1999. - 8.0 Ko

Plan de Julien Contassot, réalisé au cours d'un atelier de Laure Thévenin à l'école Maurice Korsec en 1999.

Marseille-Naples, une poétique documentaire

Une création en deux volets :
- une réalisation sonore réalisée en partenariat avec Radio Grenouille et Euphonia (atelier méditerranéen de production sonore) et diffusé sur radio grenouille en janvier 2006
- Une publication à paraître en juin-juillet 2006

Le projet
Marseille et Naples apparaissent comme deux villes en miroir, villes antiques, villes méditerranéennes, villes ports, villes industrielles, villes du sud. Villes liées par des parcours d’immigration depuis le 19 ème siècle. L’idée du projet et celle d’une mise en regard d’une ville avec l’autre, Naples et Marseille seront regardée, écoutées comme miroir formant et déformant l’une de l’autre, afin de tirer des fils, des liens et des différences, mais aussi comme "belvédère" pour dessiner les trajets de différentes étapes d'immigration d'un pays à l'autre. Il s’agit pour nous de construire un tableau de fils, découvrir, révéler et exprimer les liens réels et imaginaires tissés entre ces deux villes au moyen de deux formes de réalisations complémentaires, une réalisation sonore et une publication imprimée.

Le principe et la méthode
Il s’agit de mettre en œuvre notre méthode de production et de réalisation documentaire de façon croisée à Marseille et à Naples : chercher Marseille à Naples et Naples à Marseille, poser la question de leurs liens, croiser les regards napolitains, engager des rencontres et des collaborations, exporter et enrichir notre méthode de travail.

1- Nous avons noué des contacts avec Anna Maria Coppola, journaliste, enseignante et chercheure à Naples, qui sera notre relais principal dans le recueil des documents là-bas, et travaillera avec Rino Larocca, photographe napolitain. La recherche de documents sera ainsi "interne"à Naples, vécue par des habitant/e/s. Anna Maria Coppola travaillera à part entière dans l'équipe rédactionnelle de café verre. Elle séjournera à Marseille en octobre 2005, où elle travaillera sur les traces des napolitains à Marseille.

2 - Une période de résidence de l'équipe de café verre est prévue à Naples en avril 2006, à l'issue de la recherche documentaire menée à Marseille et à Naples, afin de mettre en commun les documents collectés, de les organiser ensemble, et de réaliser les "derniers morceaux" sur place. La question des langues et de la traduction sera également travaillée à ce moment-là.

3 - Ces documents formeront la matière d’un numéro café verre 19, numéro bilingue qui sera diffusé à Marseille et à Naples. Des lectures auront lieu dans les deux villes.


LE CONTEXTE PAR RAPPORT A IPM

Papier trouvé au collège Longchamp. - 7.1 Ko

Papier trouvé au collège Longchamp.

Nos axes de travail, articulés à partir à l'attention de café verre au quotidien, s’inscrivent dans les thématiques de territoires, de mémoires, de construction d’identités et d’appartenances multiculturelles :

- Les parcours migratoires entre Naples, Alger et Marseille : Le travail s’organise autour d’une « tracées » de mémoire. Il s’agit du parcours des familles des pêcheurs parties au XIX siècle de l’île de Procida (Naples) vers la Baie d’Oran et dont les descendants furent « rapatriés » en France en 1962. Existe-t-elle une relation entre cette histoire et celle qui est racontée par la communauté à prévalence italienne établie dans le quartier de La Belle de Mai à Marseille ?

- L’imaginaire représente – t - il une civilisation de la Méditerranée ? Par quelles figures se révèle-t-il ? Les lieux de l'imaginaire sont multiples, aussi vastes que l'imagination elle-même. Faire ressortir à partir des documents sonores, des relévés et des textes imprimés, quelques figures diverses de l'imaginaire. Ceci afin de rendre compte de certaines formes contemporaines ou anciennes, étrangères et locales qui ont produit le discours sur deux villes situées au bord de la Méditerranée : Naples en Italie et Marseille en France. Des figures précises y seront examinées, les principales étant liées à l'espace, la civilisation et à leur définitions. « L'imaginaire s'inscrit au cœur de notre rapport au monde, de notre confrontation au réel. Il s'impose d'emblée comme un ensemble d'images et de signes, d'objets de pensée, dont la portée, la cohérence et l'efficacité peuvent varier, et dont les limites sont sans cesse à redéfinir. » (Chassay Jean-François et Gervais Bertrand dir., Les lieux de l'imaginaire, Montréal, Liber, 2002.

- Les représentations de soi : la vulgarité, travail sur l’expression de soi et de son histoire. La vulgarité est un concept inscrit dans un rapport dominant/dominé attaché aux représentations identifiantes des deux villes du Sud que sont Marseille et Naples. Les représentations de soi par rapport à ses origines : le sentiment d'appartenir ou pas à une culture - là où elle nous forme et nous emprisonne, nous qualifie - quelles en sont les expressions, personnelles, choisies ou pas (question de la honte)

- Les langues et les accents, le dialecte napolitain et le parler marseillais, l’occitan, la culture occitane comme constructions identitaires et utopie d’une contre-culture populaire dépassant l‘ancrage localiste (Espagne, sud de la France, Italie).
Cet axe sera principalement exploré à travers la musique le chant : les connexions entre musique « trad » marseillaise et musique « trad » Napolitaine (Gacha Empega, le Cor de la Plana, la Mescla…).

- « Là d'où on vient », qui n'est pas toujours là où on est né mais là où on vit quelque chose de déterminant, ce peut être une blessure, un amour… Cela renvoie à « là où on se place », cela peut être une langue, une région, une ville, un quartier, un milieu, une situation. A Marseille on dit je viens de La Viste, mais que dit-on à Naples. Des paysages, photographiques et sonores : qui pourront être travaillés dans le sens du souvenir, du « là d'où on vient » : de quelle manière une image ou un son peuvent porter cela ?


L'AGENDA

Photographie de Mohamed Sghaier, 4ème-5ème du collège Notre Dame de la Major, Bureau des compétences et désirs, Marc Quer. - 7.3 Ko

Photographie de Mohamed Sghaier, 4ème-5ème du collège Notre Dame de la Major, Bureau des compétences et désirs, Marc Quer.

Processus éditorial :

1. Définition d’un point de départ commun, fondement et fil directeur du numéro à venir :
un lieu / une thématique / un quartier
2. Recherche documentaire : archives / presse / rencontres avec des habitants, des chercheurs, des artistes
3. Formulation et diffusion d’une invitation à prendre part.
4. Chacun part en cueillette : invite des personnes à participer, mène une recherche documentaire, accompagne des participations et réalise des images , entretiens, relevés…
5. Mise en commun des documents reçus, recueillis et réalisés. Choix de ceux qui formeront la matière du numéro.
6. Montage des documents entre eux, dans l’espace de la double page et dans l’ensemble du numéro.
Choix graphiques.
7. Photogravure / Bon à tirer / Suivi d’impression
8. Contact presse et radios en vue d’annoncer la parution du numéro.
9. Diffusion dans les différents lieux de dépôts.
10. Présentation du numéro lors d’un apéro organisé dans un lieu public

... et toute l’année :

- Réunions bi-mensuelles du comité de rédaction
- Ateliers de pratiques artistiques
- Lectures-rencontres publiques
- Diffusion

Agenda IPM :

- été 2005/ novembre 2005 : appels à participations au numéro sonore, enregistrements, recueil et réalisation de documents
- juin et octobre 2005 : séjour d’Anna Maria Coppola à Marseille, réalisation d’entretiens
- novembre 2005 : choix éditoriaux pour la diffusion radio
- décembre 2005 : montage des documents sonores chez Euphonia
- janvier 2006 : diffusion sur Radio Grenouille
- fin d‘hiver 2006 : recherche d’autres diffusions (radio swap, etc)
- février/Pâques 2006 : appels à participations au numéro papier, enregistrements, recueil et réalisation de documents en parallèle à Marseille et à Naples
- Pâques 2006 : rencontre éditoriale à Naples, mise en commun des documents, choix, montage
- Juin 2006 : publication du numéro 19 à Marseille et à Naples, diffusion, apéros, lectures


LA FICHE TECHNIQUE

1 / Quant à la diffusion radio :
La possibilité d’une journée complète de diffusion sur Radio Grenouille est envisagée à ce jour. Cette durée se précisera au fil du montage, ainsi que d’autres possibilités de modules de diffusion (feuilletons, un quart d’heure chaque matin, etc.).
Cette diffusion aura également lieu dans un lieu public, en direct, afin d’organiser des rencontres qui nourriront la suite du travail et de partager des impressions.
Elle sera également diffusée sur le site web de Radio Grenouille.

2 / Quant à la publication papier :
De format 15x21 centimètres, en noir et blanc, entre 48 et 64 pages, pliée agrafée, éditée à 3000 exemplaires. Diffusion à Marseille e à Naples.

Afin de permettre au plus grand nombre d’en prendre connaissance, la publication café verre est distribuée gratuitement dans les lieux associatifs et publics au moment de sa parution. Parallèlement et durant toute l’année, elle est mise en vente en librairie au prix de 3 euros. On peut s’y abonner pour soutenir la parution (10 euros par an pour deux numéros, abonnement de soutien : 15 euros ).

Chaque numéro est diffusé dans les lieux suivants :
à Marseille :
- déposé gratuitement lors de la parution

Centre Social julien, 33 cours Julien / Maison des Jeunes et de la Culture Corderie-Vieux port, 13 rue Plan Fourmiguier / Centre Social Mer et Colline, 16 boulevard de la Verrerie / Centre Social d’Endoume, 285 rue d’Endoume / Le tipi, 26 rue de la bibliothèque/ le Bureau Information jeunesse, Centre Social Baussenque, 34 rue du petit puits / la maison des associations, 93, La Canebière

Les bibliothèques municipales : Alcazar, Bonneveine, Castellane, Cinq avenues, Le Merlan, le Panier, Saint André / Les Espaces Lectures ACELEM : Plan d’Aou, Air Bel, La Savine, La Solidarité, La Viste, La Millière / La bibliothèque du CIPM, 2 rue de la Charité/ Le centre de documentation du FRAC PACA, 1 place Francis Chirat / Le centre de documentation de L’AGAM, 42 la Canebière / Le centre de documentation de L’IUFM, 63 La Canebière / Le centre de documentation du MAC, 69 rue Haïfa / Le CIDIM, 9 rue de la Rotonde /

Le Château de Servières, place des Compagnons Bâtisseurs / La Compagnie, 19 rue Francis de Pressensé / L’oustau dau pais Marsilhès, rue des trois mages / L’Atelier de visu, 19 rue des trois rois / Le bureau des compétences et désirs, 8 rue du Chevalier Roze /

L’équitable café, 27 rue de La Loubière / La Passerelle, 26 rue des trois mages / La Brasserie des Danaides, place Stalingrad / Le bar des Maraîchers et le Petit Nice, La Plaine / L’entre-pots, 24 rue de la grande armée /

et d’autres lieux sur nos passages

à Crest au salon de la Petite Édition en avril (correspondant : Christophe Galleron)
à Paris, au salon de la Revue en octobre (correspondant : Stéphane Collin)
et à Bruxelles (correspondant : Christian Tissot)

- en vente toute l’année au prix de 3 euros

La Bouquinerie, 88, La Canebière / Les mots pour le dire, 33 rue des trois mages/ Librairie l’Odeur du Temps, 35 rue Pavillon / Librairie Regard, 2 rue de La Charité / Librairie Pharos, 19 rue du Chevalier Roze / Librairie Païdos, 54 cours Julien / Vidéodrome, 8 rue Vian / et lors du Festival International du Documentaire

- un choix précis de lieux propices sera effectué à Naples


LES CONTACTS

café verre
6 Rue Duguesclin
13001 Marseille
T. 04 96 12 09 92
http://cafe.verre.free.fr
cafeverre@laposte.net
n°ISSN : 1290 – 5771


Reflet d'une mémoire
Sous les yeux de Picasso : filles d'ici et de là-bas
Marseille - Naples
Femmes d'ici ou de là-bas
Marseille nous appartient
Paroles d'Errance
Sidi Aïch sur Durance
Les Traversées
Blouses de Marseille
Regards d'adolescents sur la Shoah

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