Les héritages culturels régionaux via les formes artistiques

Les héritages culturels régionaux via les formes artistiques
Femmes d'ici ou de là-bas - 4.5 Ko

Projets 2005

Cie DE L'AMBRE - Arles [ Spectacle vivant ]

Femmes d'ici ou de là-bas

LES AUTEURS

Trebon - Arles 2006 - 18 Ko

Trebon - Arles 2006


La compagnie de l’ambre
est une association loi 1901 à but culturel et social, fondée en 1996 par Hugues Peuvergne, paysagiste et créateur de jardins et Claudine Pellé, comédienne, metteur en scène et auteur.

La compagnie de l’ambre propose du théâtre musical en tout lieu dans une recherche de croisements entre différentes cultures, époques, traditions, moyens artistiques. Elle fait appel à des comédiens, des musiciens, des artistes des arts de la rue et du cirque, des plasticiens.

C’est le désir d’une nouvelle écriture théâtrale qui s’ouvre au paysage vers une poétique : quand le paysage intérieur se confond au-dehors dans un mouvement entre mémoire et fiction.

Sur les thèmes de Femmes en Méditerranée - Les femmes et la guerre, la compagnie de l’ambre a créé des spectacles oniriques et pluridisciplinaires :

- Sfax :, récit poétique, écrit par Claudine Pellé, est représenté à Naxos Bobine à Paris sous forme de lecture mise en espace en 2000, en résidence au Citron Jaune Ouvert-Ilotopie en 2001, lu à la Maison du Off en Avignon en 2001, programmé par le Théâtre d’Arles pour une représentation en Mai 2003 dans les Camelles de sel à Salin-de-Giraud, soutenue par la Drac et la région Paca, joué au théâtre du Chaudron à la Cartoucherie à Paris soutenue par la DMDTS, en janvier 2004.

- Daisy ou la légende des portes de Thèbes, conte musical, écrit par Claudine Pellé, est créé à Riyad en Arabie saoudite et à Naxos Bobine à Paris en 2001, à Paris à l’Epée de bois à la Cartoucherie à Paris, en Février 2004.

- Paroles tissées – Paroles nues est le fruit d’une action menée dans les cités de la commune d’Arles, soutenue par la Politique de la ville. Claudine Pellé est allée à la rencontre des femmes maghrébines en cours d’alphabétisation. Des ateliers d’écritures se sont réalisés. Certains recueils de témoignages ont été représentés au hammam d’Arles et dans le jardin d’été sous le magnolia en mai 2003.


Les femmes d’origine maghrébine des quartiers du Trebon, Griffeuille et Mas Thibert. Depuis 2002, La compagnie de l’ambre mène une action auprès des femmes de la communauté maghrébine dans la commune de Arles.
Il y a eu le moment de la rencontre, de paroles dites, presque en confidence, des écritures de leurs murmures comme un journal tenu par Claudine Pellé pendant que la guerre de l’Irak se préparait. Il y a eu le spectacle "Sfax" en mai 2003 où elles sont venues à plus de trente jusqu’à Salin de Giraud, il y a eu les sorties, les visites au Théâtre d’Arles, les répétitions et les rencontres avec les comédiens de La compagnie de l’ambre, les visites d'expositions pendant «Le printemps des poètes ». Aujourd’hui, elles viennent régulièrement dans les ateliers, elles écrivent selon leur possibilité car pour la plupart, elle ne sont jamais allées à l’école. Aujourd’hui, elles se racontent, disent leurs traditions, leurs difficultés, leurs chants, leurs contes.
"Moi, j’écris l’avenir" – Myriem – 70 ans


Claudine Pellé est metteur en scène, comédienne et auteur.
Dans ses premières années professionnelles et dans un profond intérêt pour les époques dites "baroques", elle se spécialise dans le geste et la déclamation du 17 et 18 siècles. Elle joue Molière, Corneille, Marivaux. La rencontre avec Francine Lancelot, spécialiste de la danse baroque en France est fondamentale dans son parcours et lui permet d’expérimenter ce lien entre le mouvement dansé et la théâtralité du geste : créations de "Miroir de Versailles" et "Rameau l’enchanteur". Elle sera à la fois danseuse, assistante gestuelle et metteur en scène. Le monde de l’Opéra s’offre à elle avec la rencontre de trois chefs d’orchestre dont Jean Claude Malgoire, Laurent Boer et Olivier Opdebeeck. Elle met en scène la création "Molière Lully en fête", et deux versions de "Didon et Enée" de Purcell puis met en scène des chanteuses lyriques en solo comme Françoise Semellaz, Isabelle Desrochers et Guillemette Laurens. En parallèle, Claudine pellé se forme à la méthode Actor-Studio avec Andreas Voutsinas et à d’autres disciplines comme la gymnastique douce, la relaxation, le massage, l’écoute et la voix avec Tomatis et Dominique Bertrand (musicothérapeute). Elle pratique l’Arthérapie en hôpital psychiatrique, dans des écoles d’infirmières, auprès d’handicapés. Différents stages de théâtre avec Jean-Claude Fall, Philippe Adrien, Yoshi Oida, alimentent sa recherche, sa pratique de jeu et de mise en scène dans ce va et vient entre distanciation et intériorité, déclamation et gestuelle, dans une interprétation entre voix chantée et voix parlée.
Avec La compagnie de l’ambre, elle écrit et met en scène Sfax qui obtient l’aide à l’écriture et à la création des œuvres dramatiques de la DMDTS. Elle écrit et joue Daisy ou la légende des portes de Thèbes en Arabie saoudite et à Paris, J’ai des coquelicots dans la tête au théâtre d’Arles avec la Cie Henri Agnel dans le spectacle Les nuits de J.a.d.e.
"Cantigas–Fantasia, troisième volet de la trilogie "Femmes en Méditerranée, Femmes et la guerre", est en cours d’écriture. Claudine Pellé est invitée à Marrakech pour une résidence prévue en novembre 2005, par l’Institut Français de Marrakech.
Née en Tunisie, à Sfax, Claudine Pellé accompagne aujourd’hui les femmes des quartiers de la ville d’Arles en souvenir de "Gamra", entre ici et là-bas, dans cette question de la mémoire, de l’exil et de la transmission d’une culture par la mère.

Les artistes du projet :

• Patricia Barozzi est plasticienne.
« Je suis coloriste et j’essaie par ma peinture de capter la lumière, la transparence, et le mouvement. En tant que plasticienne, je navigue avec des êtres différents dans la recherche de leur identité. Ma peinture se conjugue avec le langage des enfants autistes, des gitans, des trisomiques avec qui j’ai longuement travaillé. Pour le projet "Femmes d’ici ou de là-bas", nous allons travailler par improvisation, par impulsion, en fonction d’un mot, d’un geste, d’un regard, d’une émotion ».

• Farida Ouchani est comédienne.
Farida Ouchani est originaire du Maroc et parle les deux langues française et marocaine. Comédienne, élève de Eric Checco, dans la compagnie du théâtre du Voile Déchiré depuis 1998, elle participe au festival d’Avignon en 1999 et 2000 avec Le couloir des anges et en 2001 Les oranges. En novembre 2001, elle joue dans un monologue sous la direction de Moussa Lebkiri à l’Espace Jemmapes à Paris : Au bout d’un conte, elle danse. On la retrouve dans deux court-métrages : Histoire de goût de Samuel Beis et A force, A force, y'en a marre de Yasmina Yahiaoui. Par ailleurs, Farida Ouchani est formatrice en Alphabétisation et F.L.E. auprès d’associations et centre sociaux, elle anime des ateliers de théâtre en direction des adultes toxicomanes en traitement de substitution et des jeunes en échec scolaire.
En 2003-2004, elle joue La gamra dans le spectacle Sfax représenté à Salin de Giraud (13) au cœur des camelles de sel et au Théâtre du Chaudron à La cartoucherie à Paris, mis en scène de Claudine Pellé. En 2003, Farida Ouchani a participé à la rencontre et aux ateliers avec les femmes d’origine maghrébine de la commune d’Arles avec La compagnie de l’ambre. Actuellement, Farida Ouchani collecte et traduit des contes du Maroc en vue d’un spectacle et tourne dans différents films à l’étranger, au Maroc et en Algérie.

• Mireille Mossé
est comédienne
Après une première année de DEUG de lettres et civilisations étrangères et un D.E. de psychomotricité, Mireille Mossé choisit le théâtre. Elle se forme aux différentes techniques théâtrales dont le mime avec Faustino et Pinok & Matho, la méthode Actor Studio au Théâtre des Cinquante avec Andréas Voustsinas et Amélie Prévost, aux techniques du corps dont la gymnastique douce-Feldenkrais, le Chi Kong et le Tai Chi Chuan, et la danse-théâtre avec Faustino, aux techniques de la voix avec le Roy Art Théâtre, Tomatis. Elle joue du piano classique et se perfectionne avec Denise Portail. Elle commence le théâtre en 1982 à Avignon au Chêne Noir, avec G. Gelas dans Les yeux du lion de G.Gelas, Aya No Tsuzumi adapté de Mishima, La légende des mille taureaux de Y. Kemal, puis en 1985 avec Mehmet Ulusoy dans Le vieil homme et la mer de E. Hemingway, en 1986 avec Jacques Nichet dans La savetière prodigieuse de F. Garcia Lorca. En 1990, elle rencontre Joël Jouanneau et joue entre 1990 et 1999, Mamie Ouate en Papouasie, Le marin perdu en mer, La main bleue, Les dingues de Knoxville, pièces de théâtre écrites et mises en scène par lui-même ainsi que Nell dans Fin de Partie de Beckett. En 1992-93, elle interprète Mère Ubu dans Ubu Roi de Alfred Jarry mis en scène par Hervé Lelardoux, Théâtre de l’Arpenteur à Rennes. En 2003, elle interprète Ariel dans La tempête de Shakespeare mis en scène par Dominique Pitoiset.
La même année, elle retrouve Joël Jouanneau et Beckett pour interpréter Winnie dans Oh les beaux jours. En 2004, elle retrouve Jacques Nichet pour interpréter le garde et Tirésias dans Antigone de Sophocle. Dans l’opéra, Mireille Mossé travaille avec K.E. et U. Hermann dans La Finta Giardiniera, et Ombra Felice de W.A Mozart. Au cinéma, elle joue Melle Bismuth dans La cité des enfants perdus réalisé par Marc Caro et Jean Pierre Jeunet, dans La fille sur le pont de Patrice Leconte, dans Swinmming pool de François Ozon.
A la radio, elle travaille essentiellement depuis 1998 avec Marguerite Gateau. Actuellement, Mireille Mossé interprète Oh les beaux jours mise en scène de Joël Jouanneau et Snarks d’après L.Caroll mise en scène de Laurent Frechuret.

• Bruno Prothon est concepteur lumière.
Il vit à Marseille. Il fait ses premières rencontres avec le théâtre en Avignon (présence du théâtre/Gelas) puis c’est le théâtre de l’Odéon avec Jean-Louis Barrault. Il est ensuite régisseur responsable de l’aide aux jeunes troupes de Grenoble où il commence dans la création lumière avec Georges Lavaudant : "Lorenzaccio"- "L’éducation sentimentale".
Viennent ensuite le théâtre Action, le Ballet de Poche, le Théâtre de la Potence, puis de 1980 à 1982 le théâtre d’Annecy. De 1983 à 1986, il est régisseur général au festival d’Avignon.
A cette occasion, il signe la création lumière de l’exposition "Les peintres et le théâtre" à la grande chapelle. Il assure diverses créations, entre autres pour le théâtre de la ville à Paris avec Y. Kokos, J.Lassalle et L.Pintilié, "Electra’station" de M.Batdur au théâtre du Tourski à Marseille, "Couleur solo" et "Qui est Bouki ?" avec Jacques Mayoud à Lyon. Il a été directeur technique pour la tournée de "Mortadella" d’A. Arias et a enseigné la lumière à l’Ecole Européenne du Spectacle à l’Espace Culturel Busserine à Marseille, tout en continuant son travail de création lumières.Avec Artho, il a collaboré aux spectacles "Handke/Buren", "Capitales de l’amour", "Hiroshima, mon amour" et "Partie de campagne"… Création lumière pour la danse avec Rachida et pour le cirque de rue Le cirque Pouce. Avec La compagnie de l’ambre, il crée les lumières des spectacles "Sfax" et "Daisy ou la légende des portes de Thèbe" mise en scène de Claudine Pellé.

Denis Moures est créateur son et monteur vidéo.
Après une formation professionnelle aux métiers du son à l'I.M.C.A et comme musicien à l’école de musique Jazz l'I.A.C.P, il débute comme animateur en 186 à Sisteron à Radio Clean. Puis comme intermittent du spectacle, à Toulouse et dans toute la région du Sud Ouest, il travaille comme régisseur son sur des installations de gros systèmes de diffusion (Tourneurs : Olympia Prod., Tour Company, Track one / les artistes : M. Jackson, ZZ Top, Simple Minds, Yes) tout en menant parallèlement un parcours de musicien parfois en solo, parfois en groupe. Il joue, de la guitare basse, classique, folk, de la contrebasse et chante.
De 1999 à 2001, Il travaille à la Cita Del Rock à Sisteron, Association pour la promotion de la musique et du spectacle (locaux de répétitions, studio d’enregistrement, réalisation d’événements). Depuis 2002, il travaille à l'A.T.I.S à Arles - Atelier des Techniques de l’Image et du Son - pour des réalisations sonores (diffusion et enregistrement) et audio-visuelles (tournage et montage) et intervient dans ce lieu comme formateur.


L'OEUVRE

Femme tunisienne - 2001 - 13 Ko

Femme tunisienne - 2001

Au cours de la journée,
C’est la réalisation d’écritures et peintures créées par les femmes d’origine maghrébine. Les femmes rencontrées au cours de ce projet sont essentiellement analphabètes.

A la tombée du jour,
C’est la création d’un spectacle théâtral, musical, entre ombre et lumière, entre fiction et mémoire dans une installation – exposition.

Une écriture entre deux paysages : d’ici ou de là-bas, les langues s’aiguisent à raconter l’histoire… balbutiement de femmes en exil…exilées d’elles-mêmes…
Le balbutiement d’une identité possible …

Quelques images s’accrochent, floues, indécises, précipitées, sur les parois flottantes de l’installation.

Tout se joue comme on entend le chuchotement d’une confidence à l’oreille, comme le frémissement d’une mémoire.


Le parcours est poétique, l’univers onirique
.

• Le parcours est poétique…

Il était une fois, le conte…

"Une princesse est enfermée dans son beau palais, elle s’ennuie tout le jour. Un marchand inconnu passant par là, réussit à lui vendre des graines. Alors, la princesse décide de planter ces petites graines sur son immense terrasse. Tout le jour et même la nuit, la princesse soigne ses fleurs avec amour. La princesse oublie sa tristesse et sa solitude…"

Suite à un travail sur ce conte, les femmes se sont retrouvées, reconnues dans l’enfermement de la princesse. Puis, elles ont raconté leurs contes, leurs chants, leurs peines et surtout l’ennui.

• Création d’un jardin sur leur terrasse

Ainsi, nous allons choisir des graines de fleurs à planter sur les terrasses, les balcons, des fleurs à soigner. Et petit à petit nous parlerons de nos ressentis, nos émotions.

• Ateliers Peinture

Puis, nous allons travailler la peinture et le dessin accompagnés de Patricia Barozzi, plasticienne en utilisant des matériaux organiques comme le safran, le henné et autres épices colorantes.
Ateliers d’écriture- Invention d’une histoire ou d’un conte
Enfin, nous inventeront une histoire à partir de ce conte, entre réalité et fiction, avec les graines plantées et les peintures.

• Réalisation d’un livre ou de livres en rassemblant peintures et écritures.
En choisissant des papiers spéciaux, création de formats et modules originaux pour la réalisation des livres…

Ici la notion d’invention et d’imagination est très importante. C’est une question qui se pose car elles sont plutôt habituées a des cours d’alphabétisation qui ont un aspect assez scolaire d’une part, et d’autre part je ne sais si elles se donnent l’autorisation d’aller au delà de ce qui leur ai demandé d’être…


La finalisation du projet
• Une exposition visuelle et sonore

Tous les matériaux collectés depuis 2002 seront rassemblés : le journal de Claudine Pellé, films vidéos et enregistrements, peintures, écritures et jardins.

• La réalisation d’un montage vidéo et montage son dans une ambiance poétique où les parcours de différentes femmes seront mis en valeur face à leur vie en France, leurs apprentissages d’écritures, leur choix d’émancipation en France, les limites d’intégration, leur identité de femmes.

• La réalisation d’une installation en forme de "cocon", "de maison" fait de matériaux transparents où seront exposés plantes, peintures et écritures. Cette formule d’exposition-serre reste "nomade" comme elles le sont entre "ici et là-bas"… en exil.

• La réalisation d’un spectacle-exposition en créant un chassé-croisé entre peintures et écritures avec les écritures de Claudine Pellé et les femmes rencontrées dans les quartiers interprétées par Farida Ouchani comédienne, Mireille Mossé comédienne, Zohr chanteuse.

Les lieux seront donc dans les quartiers et villes, au centre de la ville, dans les jardins, pendant les manifestations des quartiers en collaboration avec les centres sociaux, le festival des Envies-Rhônements-Ilotopie, la région parisienne.

LE CONTEXTE PAR RAPPORT A IPM

Dans un but de citoyenneté, de collectivité, d’égalité des chances et par un parcours artistique sur le thème de Identité …Identité de femme…
La compagnie de l’ambre et Claudine Pellé ont accompagné des parcours de femmes en groupe et de façon individuelle.
Il est important de rassembler tous ces témoignages et expériences pour une réalisation commune à offrir aux habitants des quartiers mais aussi à la ville et pourquoi pas dans d’autres lieux.
Au départ, La compagnie de l’ambre avait pour objectif, un spectacle plutôt théâtral. Mais aujourd’hui et suite à la visite de deux expositions pendant "Le printemps des poètes", il est évident de finaliser toutes ces parcours vécus ensemble par la valorisation de leurs écritures, rêves et paroles en créant un livre ou des livres d’artistes. Surtout si ces femmes n’ont jamais été à l’école.
Depuis 2002, la plupart des femmes ont changé, ont évolué. Elles s’organisent plus clairement pour pouvoir venir aux ateliers ou participer aux sorties. Elles s’entraînent, s’entre aident, se parlent. Un vrai groupe s’est constitué. Je ne sais si on peut parler d’intégration mais nous pouvons parler d’identité : une  identité de femme. Malgré le voile, les habitudes familiales, les exigences d’une culture, elles cheminent ensemble, en tant que femmes et c’est beau à voir. Celles qui ne parlaient jamais commencent à s’exprimer, entre un parlé arabe et un parlé français. Leurs maux de tête ou autre maladie de type psychologique ne les empêchent plus de venir.

Les objectifs de ce parcours poétique et artistique peuvent se vivre sur différents plans

• La notion du "moi, je"
Construire et réaliser un livre-exposition c’est être ensemble, parler et s’exprimer entre soi même et les autres, c’est prendre conscience de toutes ses richesses. La notion de "je" est difficile à exprimer pour ces femmes. C’est devenir "autre" que "femmes de ménage, femmes à la maison, femme du monsieur".

• Aller à la ville
A chaque sortie, pour aller des quartiers à la ville, les femmes s’habillent comme si elles allaient à une fête. Oui, c’est une fête pour elles. "Si je reste à la maison, je dors ou je regarde la télévision". L’ennui, la tristesse, la nostalgie sont  des états très présents dans leur vie. 

• La notion d’imagination et d’invention
Leur désir est grand d’écrire, de recopier de l’écriture.
Pour la plupart, elles vont en cours d’alphabétisation. Souvent, elles se dénigrent, pensent qu’elles ne sont capables de rien. "moi le ménage, les enfants c’est tout !" Petit à petit, elles se poussent les unes les autres, parce qu’elles sont en groupe. Et suite aux visites, dans les expositions où il était question de poésies et de peintures, elles ont découvert, un autre champ d’expérience et de vision de l’écriture, d’autant plus que les poètes rencontrés étaient des femmes.
Il est donc essentiel que nous puissions arriver à réaliser une œuvre artistique à partir de leurs propres imaginations et inventions. 

• Se montrer au public
Acceptation de montrer et de se montrer en public : il y a encore une notion d’interdit et une notion de peur du regard des autres.
Il est évident que tous les collectages effectués à ce jour, ne seront montrés que si elles en donnent l'autorisation. Pour l’instant chaque film est donné en main propre aux femmes.
Pour les moments d’exposition il serait intéressant de faire participer les femmes en collaboration avec Claudine Pellé, de les amener à être présentes. Il en était déjà question pour le spectacle "Sfax". Certaines femmes ont participé aux répétitions mais sans être vues de la collectivité et c’était sans doute trop tôt pour les intégrer au spectacle. Aujourd’hui, elles sont prêtes. Du point de vue des habitants de la ville, c’est aussi important de connaître celles qui vivent aux périphéries, dans les cités, de se rendre compte de la difficulté d’être analphabète, d’être d’ici ou de là-bas, en quête d’identité…


L'AGENDA

Affiche du spectacle - 19 Ko

Affiche du spectacle


• De septembre 2005 à Juin 2006 :

Ateliers d’écritures et de peintures avec Claudine Pellé et Patricia Barozzi et les femmes de la commune d’Arles, Plantation de fleurs et légumes.

• Juillet-août 2006 :
Montage vidéo et son avec Denis Moures.

• 22 Novembre 2006 :
Première étape du spectacle-exposition "Femmes d’ici ou de là-bas ?"
au Mas Clairanne à Arles avec les femmes du quartier du Trebon.

• 11 et 13 Mai 2007 :
Trois représentations de "Femmes d’ici ou de là- bas ?" dans la commune d’Arles avec les femmes du quartier de Barriol et les femmes harkis du village de Mas Thibert.

• De janvier à Mars 2008 :
Projet sur Pantin (banlieue parisienne) au centre social Les Courtillières.


 

LES CONTACTS ET LES MENTIONS DE COPYRIGHT

La compagnie de l’ambre est soutenue par la Drac-Paca-Acsé IPM année 2005, La ville d’Arles, Le conseil général (13), Le Conseil régional Paca, le Service Culturel d’Arles, avec l’aide de L’éléphant Vert. 

Photos : Gabriel Pellé - Claudine Pellé -Chris Voisard

La compagnie de l’ambre
Claudine Pellé
17 Rue Thomas Edison
13200 Arles
M. 06 07 40 57 59
ambre.cie@laposte.net


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